Tchad : L’appel à « la ville morte » est resté lettre morte

Un opposant tchadien

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Les six candidats qui ont appelé à la ville morte jeudi 5 mai 2016, afin de protester contre les résultats définitifs confirmant la réélection du président tchadien, Idriss Deby Itno, n’ont pas obtenu gain de cause à cause d’une éventuelle mauvaise préparation.

Les résultats de l’élection présidentielle tchadienne validés le 3 mai 2016 par le Conseil constitutionnel ont été contestés par les opposants qui ont tenté d’organiser un mouvement de « ville morte » 5 mai 2016. Un appel qui a finalement été laissé lettre morte faute de bonne organisation de la part des protagonistes.

A la date indiquée, plusieurs villes ont gardé leur climat habituel, par contre quelques villes du sud-ouest ont compté des cas de blessés notamment auprès de certains élèves qui avaient été violemment dispersés lors de manifestations isolées.

La faible mobilisation des opposants à cet appel serait selon certains d’entre eux, le résultat de la hâte avec laquelle a été prise la décision, mais aussi de la direction prioritaire de l’actualité qui a été principalement orientée sur la décision du Conseil constitutionnel.

Rappelons que la Commission électorale donnait déjà le président tchadien Idriss Déby vainqueur avec 61,56% des voix au premier tour le 10 avril dernier, malgré les protestations des opposants à l’entame de ces élections.

Agé de 74 ans, Idriss Déby Itno, né à Berdoba (au sud-est de Fada), est arrivé aux affaires le 2 décembre 1990, avec l’appui de la France, il chasse du pouvoir Hissène Habré et le remplace le 4 décembre avec le titre de président du Conseil d’État. Il est ensuite désigné président de la République du Tchad le 28 février 1991 après l’adoption de la Charte nationale. Il remporte les élections présidentielles de 1996, 2001, 2006, 2011 et 2016. En janvier dernier, il a été officiellement désigné pour occuper la présidence tournante de l’Union africaine (UA).

Le Tchad demeure une république qui dispose d’une démocratie parlementaire critiquée par des observateurs internationaux. Le Président de la République peut notamment nommer les ministres. Le parlement ne comporte qu’une seule chambre.

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About the Author

Lazard Obiang
Lazard possède 10 ans d'expérience dans le journalisme en ligne. Il s'occupe pour AfricTelegraph de l'actualité politique et économique au Cameroun, au Gabon et au Congo. Il travaille avec différentes presse en ligne au Gabon notemmant lenouveaugabon.com.

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