Le parquet a ouvert une enquête préliminaire suite à la représentation de la députée franco-gabonaise en esclave dans un magazine français.
Le parquet de Paris a annoncé ce lundi 31 août avoir ouvert une enquête préliminaire pour «injures à caractère raciste». Ce, après la publication d’un article dans le magazine ultraconservateur «Valeurs Actuelles». L’article incriminé, une fiction de sept pages publiée le 27 août, dépeint la députée franco-gabonaise Danièle Obono en esclave il y a plusieurs siècles.
L’enquête a été confiée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne, a déclaré le procureur de Paris, Rémy Heitz, dans un communiqué. Cet article a soulevé une vague d’indignation et de condamnations jusqu’au plus haut sommet de l’Etat. Selon les médias français, le président Emmanuel Macron a appelé la députée de La France insoumise au téléphone pour lui faire part de sa «condamnation claire de toute forme de racisme».
Danièle Obono a déclaré samedi soir «réfléchir» à porter plainte, dénonçant «une insulte à (ses) ancêtres, sa famille» et «à la République». Cette publication est «une souillure qui ne s’effacera pas», mais surtout «l’aboutissement d’un acharnement médiatique» contre elle, a-t-elle ajouté dans des propos rapportés par la presse.
Née le 12 juillet 1980 à Libreville au Gabon, Danièle Obono a été élue députée dans la 17ᵉ circonscription de Paris lors des élections législatives de 2017. Porte-parole de La France Insoumise, elle est secrétaire de la commission des Affaires européennes et membre de la commission des Lois de l’Assemblée nationale française.