Des Nigériens se méfient de leur justice. Ils se doutent de la justice de leur pays qui, selon eux, travaille dans une discrimination ou du moins dans des dossiers sélectifs.
Où va l’Afrique ? Une question qui a du mal à trouver une réponse sérieuse. Puisque, les institutions des différents pays sont bafouées totalement, une situation qui amène un doute. Les populations africaines ne savent plus à quel saint se vouer.
Dans plusieurs pays africains, le système judiciaire est banalisé à cause des politiques ; car les magistrats peinent à prendre leur destin en main. C’est le cas au Niger où les populations n’ont aucune confiance sur la justice de leur pays. Elles ont fait remarquer de nombreux scandales politico-financiers qui concernent bien entendu, le régime en place.
Hélas, la justice traîne dans ses dossiers. La constitution nigérienne consacre l’indépendance de la justice avec la séparation des pouvoirs. Mais à tord ou à raison, de nombreux citoyens estiment que la justice n’est véritablement pas indépendante. Les juges sont soumis à des pressions de la part de l’exécutif qui détient le pouvoir de nomination des juges.
« C’est triste pour notre pays. Nos juges font des efforts considérables dans leur travail ; mais ils ne vont jamais au fond des choses », s’exclame un membre de la société civile nigérienne. A cet effet, il invite le président de la République à cesser de s’impliquer dans les affaires de la justice.
Même son de cloche pour un étudiant du Niger qui est à Dakar. Selon lui, ce sont les juges qui doivent prendre leur responsabilité. « Il est anormal qu’ils rangent aux tiroirs des dossiers concernant des proches du pouvoir », a-t-il soutenu. Pour une autre personne, elle incombe la faute aux autorités du Niger. Parce que, dit-elle, les juges du Niger n’ont pas assez de moyens pour faire leur travail convenablement.
« Ils sont fragilisés par les faibles moyens alloués au fonctionnement de la justice« , s’en désole notre interlocutrice.
Dans un récent discours, le président nigérien Issoufou Mahamadou a réaffirmé l’indépendance de la justice et sa détermination à lutter contre la corruption et autres infractions assimilées. Les juges nigériens veulent le prendre aux mots dans la suite qui sera réservée à tous les dossiers pendant devant les tribunaux.
Qu’on le veulent ou non, l’Afrique est malade de sa justice. Plusieurs dirigeants africains ne privillégient que leurs intérêts personnels au détriment des populations. Il est temps que les juges africains prennent leur liberté totale !

