« On chauffait ma chambre au camp pénal », a soutenu Imam Alioune Ndao à la chambre criminelle de Dakar.
Pour ce présumé terroriste, lui et ses co-accusés laissaient passer une odeur nauséabonde et nuisible à la respiration avant qu’ils ne prennent leur repas. « Dans ma chambre, il y a un appareil qui projette des rayons. Lorsque je pose les pieds ça se déclenche et mes pieds tremblaient », a-t-il déclaré.
Des propos sortis lors des débats du procès de l’imam Alioune Ndao. Après ces déclarations de l’Imam, tout le monde se mis à pleurer hier, dans la salle 4 du tribunal de Dakar. L’émotion qui sera bouclée par les plaidoiries de la défense. Le juge a fixé le délibéré au 19 juillet prochain, après 27 jours de procès.
Avant de renvoyer les parties au jour du verdict, le magistrat a dû interrompre l’audience pendant cinq minutes. Et pour cause. La salle était sens dessus dessous après que l’imam Ndao a, pour sa dernière déclaration, parlé de ses «difficiles conditions de détention».

