La ministre tchadienne de la Femme, de l’Action sociale et de la Solidarité nationale, Ngarmbatina Carmel Soukate a laissé entendre dimanche dernier qu’au Tchad, il y a 69% des femmes âgées de 20 à 49 ans qui ont été mariées avant l’âge de 18 ans.
D’après Mme Soukate qui s’exprimait, à l’occasion de la journée panafricaine des femmes, placée sous le thème « une jeunesse entreprenante pour un avenir sans mariage des enfants », ce taux varie selon les régions et oscille entre 60 et 84% en provinces contre 52% dans la capitale.
28% des femmes de 15 à 49 ans ont été mariées avant l’âge de 15 ans ». Raison pour laquelle elle a plaidé pour un changement de comportement face au mariage des enfants qui est « une violation non seulement des droits humains, mais aussi de la Convention relative aux droits de l’enfant et à la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant ».
En outre, la ministre de la Femme propose des pistes pour combattre ce fléau. Selon elle, il faut tous se mobiliser : gouvernement, société civile et les partenaires internationaux afin de s’assurer que les filles aient accès à l’éducation, à l’information, aux services de santé et à la formation pour un avenir sûr.
Il y a lieu de préciser que l’Assemblée nationale du Tchad avait adopté, en 2016, une loi interdisant le mariage des enfants mineurs et punissant d’un emprisonnement de 5 à 10 ans et d’une amende de 500.000 à 5.000.000 F CFA (1.000 à 10.000 dollars) toute personne qui contraint, par quelque moyen que ce soit, une personne mineure au mariage, ainsi que l’autorité civile, religieuse ou traditionnelle ayant célébré un tel mariage.

