Le premier Salon de l’industrie musicale d’Afrique (SIMA) à Abidjan

Des artistes ivoiriens.Photo by Ali Drabo on Unsplash

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La première édition du Salon de l’industrie musicale d’Afrique francophone (SIMA) a eu lieu à Abidjan, en Côte d’Ivoire, les 17 et 18 novembre 2022. Elle a réuni plusieurs experts du showbizz, qui ont dressé un état des lieux du marché et réfléchi aux initiatives pouvant contribuer à son essor.

Abidjan, la capitale ivoirienne, a abrité la première édition du Salon de l’industrie musicale d’Afrique Francophone (SIMA), les 17 et 18 novembre au Sofitel Hôtel Ivoire. Le thème retenu cette année était : « A l’ère de la digitalisation, quels sont les enjeux pour l’industrie musicale africaine? ». L’évènement était placé sous le parrainage du Premier ministre Patrick Achi, et le haut patronage de la ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck.

Un panel d’experts et des keynotes

Le programme du SIMA 2022 comprenait des panels, des keynotes, des apprentissages, des découvertes et du networking. Un des panels les plus attendus de ce salon s’intitulait « la monétisation et l’accès à la musique à l’ère du digital ». Il a suscité des discussions passionnées autour de l’écosystème musical en Afrique francophone. Parmi les intervenants figuraient : Elvis Adidiema, directeur de Sony Music Africa ; Olivier Laouchez, PDG de Trace ; Laurent Bouneau, PDG de Skyrock ; Salif Traoré (A’Salfo), artiste ivoirien ; et Franck Kacou, directeur général d’Universal Music Africa.

Ces personnalités ont dressé un état des lieux du marché et ont réfléchi aux initiatives qui peuvent contribuer à l’essor de l’industrie musicale. Ils ont notamment planché sur les moyens de structuration et de professionnalisation du secteur. Les panélistes ont également évoqué la question du streaming et des services de paiement mobile. Ce dernier sujet leur tenait à coeur d’autant que le numérique accélère la croissance du showbizz en Afrique. En effet, grâce au digital, l’Afrique engrange aujourd’hui 10% des revenus mondiaux, contre 2% en 2017.

D’énormes potentialités en Afrique francophone

Les recettes du streaming musical africain devraient même tripler en cinq années, passant de 92,9 millions de dollars en 2021 à 314,6 millions de dollars en 2026. Elles proviennent en grande partie des pays anglophones, surtout le Nigeria (47 millions de dollars), l’Afrique du Sud et le Kenya. L’Afrique francophone, en revanche, ne pèse pas beaucoup. Mais elle pourrait devenir un gros marché pour l’industrie musicale dans quelques années. En particulier grâce à la Côte d’Ivoire, qui enregistre une croissance accélérée du taux de pénétration de l’internet mobile (82,7% au 31 mars 2022).

L’Afrique francophone peut aussi compter sur ses 400 millions de potentiels consommateurs de musique, dont 65% ont moins de 25 ans. Ces jeunes utilisent de plus en plus des plateformes comme Spotify, Apple Music, Deezer et Boomplay. Ils sont aussi très présents sur Facebook, YouTube, Instagram et TikTok, où les talents émergent chaque jour. Le SIMA souhaite favoriser l’éclosion de ces nouvelles étoiles. Il leur offrira du networking et des formations pour mieux gérer leur carrière.

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