Centrafrique : Un casque Bleu tué par les Anti-Balaka

Un casque bleu marocain tué

Ads

Partagez!

Le drame s’est produit le 23 juillet à Bangassou au Sud-Est du pays.

Un casque bleu tué et trois autres blessés. C’est le bilan de l’attaque dont a été victime un convoi marocain de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation de la Centrafrique (Minusca).  Le convoi est tombé dans une embuscade alors qu’il assurait la sécurité de l’escorte des camions-citernes qui approvisionnent en eau du fleuve pour les besoins humanitaires les populations de Bangassou.

La Minusca affirme que ses agresseurs sont la milice chrétienne Anti-Balaka. Bien cette attaque, les mêmes assaillants avaient lancé l’assaut sur une cathédrale où étaient réfugiées de nombreuses personnes fuyant les exactions de ces rebelles.

Plusieurs personnes ont perdu la vie et d’autres ont été blessées dans cette attaque. On relève également des pillages d’objets précieux dans cette cathédrale. Plusieurs personnes séquestrées, des maisons ont été incendiées dans le quartier environnant, apprend-t-on du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha).

Dans la journée de vendredi de la semaine dernière, une patrouille de casques bleus a essuyé des tirs des Anti-Balaka. Leur riposte a  conduit à la mort d’un des assaillants.

La Minusca qui a condamné ces attaques d’hier, a présenté ses condoléances à la famille, au peuple et au gouvernement du royaume du Maroc.

Il faut rappeler qu’au mois de mai de cette année, six casques bleus ont perdu la vie à Bangassou, cette ville qui se situe à 470 Km de la capitale, Bangui. Depuis quelques jours les affrontements ont repris dans cette localité.

Il faut dire qu’avec la fin de l’opération militaire française Sangaris, en octobre 2016, les violences en Centrafrique ont pris de l’ampleur. Le pays est déchiré par des bandes armées qui s’affrontent pour le contrôle des richesses minières.

Comments

commentaires

Actualité africaine

About the Author

Destin Mballa
Destin Mballa, journaliste camerounais.

Laisser un commentaire