Christian Gaillard Obame: « Avec l’IAI-Cameroun et l’Enef, le CICIBA va mieux conserver la culture Bantou »

Christian Gaillard Obame au Cameroun

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En marge de la signature de la convention tripartite d’intention entre ces institutions, le Conseiller technique du Directeur Général du Ciciba,  chargé de la coopération internationale a répondu mardi aux questions d’africtelegraph.com.

Le CICIBA vient de signer une convention avec l’IAI-Cameroun et l’ENEF, de quoi s’agit-il exactement?

La convention que nous venons de signer va permettre de réaliser le projet d’herbier dont le CICIBA est porteur. En effet, le centre voudrait regrouper sur un seul endroit tous les types de plantes à valeur médicinale y compris celles qu’ont utilisées jadis nos ancêtres.

Cela permettra aux laboratoires de trouver rapidement des ressources pour fabriquer des médicaments. Sachant que l’ENEF peut nous fournir les différents plants et que l’IAI Cameroun peut nous aider à sécuriser le patrimoine culturel, nous avons donc pensé qu’il était important de jeter les bases d’un partenariat fructueux.

Et qu’elle est le rapport avec l’IAI Cameroun ?

L’IAI Cameroun joue un rôle majeur dans le cadre de cet accord d’intention. Sa principale mission est de sécuriser le patrimoine culturel Bantou. L’IAI-Cameroun va permettre au CICIBA de numériser les 3000 ouvrages scientifiques qui se trouvent dans sa bibliothèque à Libreville.

Par ailleurs, cette prestigieuse école va permettre de mieux véhiculer les enseignements du CICIBA à travers l’utilisation de l’audiovisuel. En effet, nous comptons dès notre implantation au Cameroun mettre sur pied une télévision en langue locale. Et l’IAI Cameroun va nous aider à faire des doublages des films, documentaires, émissions dans toutes langues nationales.

Pourquoi avoir choisi l’IAI Cameroun  étant donné que la maison mère de cet institut est basée au Gabon tout comme le CICIBA ?

Nous avons choisi IAI Cameroun parce qu’il y a plus d’actions concrètes ici qu’au Gabon où se trouve le siège. Il faut préciser que la représentation camerounaise a plus de hauteur et de visibilité par rapport aux autres branches des États membres, y compris la maison mère.

Monsieur le Conseiller quelle est la différence entre le CICIBA et le Cerdotola ?

Le CICIBA et le Cerdotola ont le même but, à savoir, la préservation de la culture africaine. Seulement, la différence est que le CICIBA est uniquement focalisé sur la culture Bantou, tandis que le Cerdotola englobe le patrimoine culturel africain.

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Mballa
Destin Mballa, journaliste camerounais.

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