Cameroun : Les éditeurs locaux créent leur propre société de distribution

CedipressCedipress fera la distribution

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La Coopérative pour l’édition et la distribution de la presse du Cameroun (Cedipress) qui remplace Messapresse ambitionne couvrir l’ensemble du territoire camerounais.

Depuis le 7 août, l’entreprise française Messapresse ne distribue plus les journaux camerounais. Cette décision annoncée il y a quelques mois a pris effet ce mois. C’est un autre opérateur appelé Coopérative pour l’édition et la distribution de la presse du Cameroun (Cedipress) qui entre en scène. Elle a été créée par un groupe d’éditeurs et des directeurs de publications camerounais. Cedipress va se charger de la logistique qui englobe la réception, la répartition, le traitement et la livraison des titres aux dépositaires.

Mais aussi elle va assurer le volet commercial qui concentre le conseil et l’assistance à la distribution des journaux, de même que le suivi du réseau des agents de la vente, le volet financier basé sur la récupération auprès des dépositaires des recettes des ventes, la remontée du produit des ventes aux éditeurs et appui à l’édition.

La Cedipress va s’occuper  de la gestion des informations liées à la collecte des données de ventes et de l’ensemble des informations concernant ces ventes. Cette nouvelle société ambitionne étendre son réseau de distribution de journaux sur tout l’étendu du camerounais.

Contrairement à Messapresse qui limitait son champ d’action dans les capitales régionales du Cameroun (Yaoundé, Douala, Bafoussam, Ebolowa, Ngaoundéré, etc). Cette ambitieuse société camerounaise va à coup sûr améliorer le climat des affaires dans le domaine de la presse. Mais aussi apporter plus de lisibilité et de visibilité aux journaux à travers son vaste réseau de distribution.

Rappelons que Messapresse qui tout de même reste au Cameroun pour distribuer les journaux étrangers uniquement s’était plaint d’un manque à gagner de 270 millions de francs CFA, causé par la distribution des journaux camerounais dont 80% étaient invendus. La proposition d’augmentation de la commission de vente par numéro vendu (50% au lieu de 40) faite par cette entreprise aux éditeurs et directeurs de publications de journaux avait été rejetée. Et c’est ce refus qui a conduit Messapresse à rompre le partenariat avec la presse locale.

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Destin Mballa
Destin Mballa, journaliste camerounais.

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