Gabon : Exigence ou caprice ?

Estelle Ondo, ministre de l'égalité des chancesEstelle Ondo, ministre de l'égalité des chances

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Serait-ce à cause du mouvement féministe qui traverse et secoue les équilibres un peu partout aujourd’hui que les structures locales dites du genre s’éveillent et élèvent leur niveau d’exigence ?

Nous sommes au Gabon et le président de la république, Ali Bongo Ondimba n’a eu de cesse depuis son arrivée à la tête du pays (en 2009) d’agrandir l’espace d’influence des femmes. Pour mémoire, les efforts accomplis lors des précédentes décennies étaient déjà fort louables voir même exemplaires en comparaison avec ce qui se faisait dans d’autres pays. Nous le disions, la politique de l’émergence a consacrée la femme gabonaise.

Au moment où la revendication devient contagieuse passant d’une structure à une autre. Nous voulons rappeler à toutes ces Amazones qu’aussi noble et légitime que puisse être leur initiative. Elles se doivent de reconnaître à la vérité que la situation du Gabon est inédite et elle fait des envieux un peu partout sur le continent.

C’est au Gabon et nul part ailleurs que le président de la république a décrété l’actuelle décennie comme étant celle de la femme gabonaise. Des preuves éloquentes de cette belle oeuvre sont à constater quotidiennement. Tous les secteurs d’activité sont pris d’assaut. Il ne s’agit pas de quelques touches cosmétiques çà et là mais bien une occupation réelle et continuelle de toutes les sphères. Du privé en passant par la haute administration jusqu’aux fonctions politiques les plus prestigieuses.

S’il revient au gouvernement d’élargir chaque fois davantage l’espace, mais il est du ressort des femmes de conquérir et de gravir les marches sans que ce soit toujours une injonction réglementaire. La loi peut beaucoup mais la loi ne peut pas tout.

Le quota légal des femmes pour la représentation nationale est fixé et connu. L’ambition politique ne peut se faire par délégation. Qui pourrait susciter la fibre politique ou inoculer l’ambition qui va avec. Alors la question qui se pose est de savoir si l’exigence est réellement motivée ou alors ce serait juste un caprice relatif au climat transversal des mouvements de libération des femmes. Devrait-on s’appesantir sur l’écriture inclusive. Qui dit mieux ?

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William Tambwe
William Tambwe, chroniqueur et éditorialiste pour Africtelegraph.

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