Gabon : Quand Bourgi aboie Ali avance

Robert BourgiRobert Bourgi

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Ne bénéficiant plus des largesses du président de la République, l’avocat franco-libanais, ex-monsieur Afrique sans honte, ni honneur a opté pour la manipulation et le sabotage. Heureusement que les Gabonais ne sont pas dupes.

Son nom se retrouve toujours dans de sales histoires. Il a une sombre réputation tant en Europe précisément en France, qu’en Afrique dont le Gabon. Au Gabon justement, Robert Bourgi, du temps du président Omar Bongo Ondimba qu’il appelait aussi “papa”, bénéficiait de toutes les largesses.

Il était devenu l’agent de liaison entre les gouvernements français et gabonais. C’est entre ses mains que passaient les mallettes d’argent qui étaient acheminées aux hommes politiques français (présidents français et candidats à l’Elysée).

Comme un garçon de course bien sûr, il bénéficiait aussi de quelques commissions juteuses. L’appétit venant en mangeant, Bourgi mange, mais a toujours faim, il picole mais a toujours soif. A cet époque, ses relations avec Omar Bongo Ondimba étaient au beau fixe. Seulement, c’est le peuple Gabonais qui payait le lourd tribu.

Ses ressources naturelles et l’argent de son contribuable étaient régulièrement spoliés par la France. Et la population n’avait que ses yeux pour pleurer. Vu que ce pays au potentiel naturel important était dernier sur le plan économique dans la sous région. L’essentiel des marchés publics était gagné par les entreprises françaises qui même non livrés étaient toujours payés. Bourgi, ce franco-libanais qui fume le chichon et consomme trop des liqueurs, s’était mue en homme d’affaires.

Le divorce Bongo – Bourgi

L’arrivée d’Ali Bongo Ondimba au pouvoir en 2009 va changer la donne. Soucieux du bien être de son peuple, le nouveau président gabonais va engager de nombreuses réformes sur le plan économique notamment. Il rompt d’abord avec les vieilles habitudes de la France-Afrique qui constituent un goulot d’étranglement de l’économie gabonaise.

Finit l’époque des mallettes d’argent et autres largesses. Les choses ne tournent plus en faveur de Robert Bourgi qui tombe en disgrâce car Ali a compris quelle était sa nature. Avec Ali Bongo Ondimba, le moteur de développement se tourne vers des investisseurs chinois, singapouriens et indiens: le Gabon est en marche.

En marche si bien qu’aujourd’hui, le chômage a baissé, de nombreuses infrastructures sont créées. En quelques années,  le Gabon a organisé deux coupes d’Afrique des Nations de football sans compter d’autres grands rendez-vous à caractère politique, économique et culturel.

Le chômage a baissé, le pays de feu Léon Mba est devenu le premier exportateur d’huile de palme en Afrique centrale. D’ailleurs, c’est lui qui ravitaille désormais le Cameroun. Le développement avance à grand pas si bien qu’on parle même de l’émergence en 2020 au lieu de 2025 comme annoncé.

Au niveau de la Fonction publique, le nouveau système de rémunération (NSR) est devenu un modèle en Afrique. Il a permis d’augmenter les salaires des agents de l’Etat pendant la période de crise. Des réformes qui ont permis l’intégration de plusieurs gabonais face à la crise qui a secoué le secteur privé. Un vrai développement en action. Tout ça, au grand damne de Bourgi.

Ne pouvant plus spolier l’État gabonais, Bourgi a engagé une vaste cabale contre le président Ali Bongo Ondimba. Dès lors, le chef de l’État gabonais est devenu le mouton noir à abattre. Il va même jusqu’à remettre en cause son mandat estimant que c’est lui qui a aidé Ali à accéder à la magistrature suprême.

Même Bolloré qui faisait tout ce qu’il voulait est constamment rappelé à l’ordre par les pouvoirs publics gabonais: la récréation est terminé. Bourgi s’attribue même la paternité de l’élection de Macron. Et là, les africains se réveillent et s’interrogent.

Comment peut-on accorder du crédit à un homme qui se retrouve au centre de nombreux complots et déstabilisations des régimes en Afrique? C’est clair, Robert Bourgi a soutenu militairement de nombreuses dictatures et rébellions dans le continent. Mais la honte ne tuant pas, il n’hésite pas à poignarder dans le dos tous ceux qui lui font ombrage de par leur intégrité.

Alain Juppé en a payé le prix pour l’avoir viré du Quay d’Orsay à l’époque où il était ministre des affaires étrangères. Bourgi avocat, a-t-on souvenance d’un procès d’envergure gagné par cet incompétent personnage? Champion des coups bas, il serait près à vendre ses proches pour quelques billets de banque. Traître, François Fillon en sait quelque chose.

Bref, tous ceux qui ont été proches de ce personnage sulfureux ont connu de l’amertume. Il a offert les vestes à François Fillon pour le nuire. Mais on sait quelles ont été les véritables ennuis de Fillon : l’affaire Pénéloppe.  Il est devenu vulgaire dans les médias si bien qu’à chaque sortie Bongo est son principal sujet, heureusement aucun gabonais n’y prête attention.

Son chantage et intimidation n’ont pas fonctionné avec Ali Bongo qui continue sa marche vers le développement. Même Jean Ping, appelé en renfort, n’a pu rien faire. Le Gabon a été et demeure un îlot de paix. Ses fils, conscients, restent et demeurent solidaires aux idéaux de leur grand chef.

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Destin Mballa
Destin Mballa, journaliste camerounais.

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