Gabon : ces technocrates qui feront la différence

Emmanuel Issoze Ngondet, Premier ministre du GabonEmmanuel Issoze Ngondet, Premier ministre du Gabon

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Au Gabon, le Premier Ministre vient d’annoncer la composition de son nouveau gouvernement. Il a été chargé par le Chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba réélu pour un deuxième mandat, de composer un gouvernement d’ouverture. Il est composé d’un premier ministre et d’un vice premier ministre provenant de l’opposition. Vingt six (26) autres ministres se répartissent les principaux portefeuilles, dont trente pour cent (30%) de femmes.

Très attendu par les gabonais, le nouveau gouvernement du second septennat d’Ali Bongo a été dévoilé hier soir. L’attente fut longue pour les gabonais impatients de connaître le nom de ce futur gouvernement. D’autant que la rupture est de mise. Ali Bongo a nommé pour la première fois de l’histoire du Gabon, un premier ministre Kota (ethnie de l’Ogooué Ivindo). Il faut dire, que la tradition veux en général que le premier ministre soit d’ethnie Fang.

Parmi les entrants, on note l’arrivée dans le gouvernement de membres de l’opposition et de la société civile.

Bruno BEN MOUBAMBA

Bruno BEN MOUBAMBA était l’un des candidats à l’élection présidentielle 2016. Acteur de la société civile, opposant réputé d’Ali Bongo il est arrivé en troisième position juste derrière Jean PING.  Il a été l’auteur d’une lettre ouverte au président gabonais Omar Bongo dans laquelle il a demandé au deuxième président du Gabon (1967 – 2009) en décembre 2008, des comptes sur la gestion financière du Gabon pendant ses 42 années de présidence ll entreprend des études de philosophie et de communication à Bordeaux dans le sud-ouest de la France, avant de compléter son parcours académique par un doctorat en philosophie à Reims et un autre doctorat en sciences sociales et politiques à Paris. Il a de ce fait, achevé des études de troisième cycle en philosophie (université de Reims) et en sciences sociales – sciences politiques à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) à Paris. Avec l’appui de volontaires du Burkina Faso, il a également tenté de reprendre pendant deux ans (de 2006 à 2008), l’école, l’internat et le dispensaire de la mission Sainte Anne dans la lagune du Fernan Vaz, construite avec des restes de la tour Eiffel, non loin de Port-Gentil et a également tenté plusieurs expériences humanitaires à Ndjolé au centre du Gabon mais elles n’ont pas été couronnées de succès.

En 2007 et 2008, il a eu l’idée avec d’autres Gabonais de proposer aux évêques du Gabon, l’organisation d’un jubilé-anniversaire dédié aux 25 ans de la visite du pape Jean-Paul II dans le pays.

Maitre Francis NKEA

Il est Docteur en droit de l’Université de Poitiers en France. Avocat au Barreau du Gabon, il est Assistant à la Faculté de Droit et des Sciences Economiques de Libreville au Gabon et Membre du CERDIP. De plus, il est également Sénateur PDG du département du Haut-Ntem à Minvoul. A ce titre, a participé aux travaux d’élaboration du Nouveau Code de procédure pénale gabonais. Ainsi, Maitre NKEA vient d’être nommé Ministre d’Etat en charge des relations avec les institutions constitutionnelles, en charge du dialogue politique.

Pascal Houangni Ambouroué

Un autre nom attire notre attention. Pascal Houangni Ambouroué, nommé ministre délégué à l’économie. Il suppléera l’actuel ministre Régis Immongault reconduit à ses fonctions. Lors de la 1ère édition du classement annuel du Centre de recherche indépendant dédié à l’analyse des questions stratégiques et de la gouvernance économique mondiale, évaluant les investisseurs, patrons d’entreprises, entrepreneurs et innovateurs sur la base des critères tels que «l’image et la réputation, le parcours et les compétences, le pouvoir et la fonction, l’influence et les réseaux, le potentiel et le leadership», Pascal Houangni Ambouroué a été positionné à la 24e place derrière le Sud-africain, Justin Stanford, directeur général de 4DI. Du haut de ses 37 ans, Houangni Ambouroué accumule plus de 10 années d’expérience dans les systèmes d’information boursiers et dans le conseil en risque management acquises chez BNP Paribas securities services. De plus, il a aussi forgé sa carrière au Crédit agricole investment services, en tant qu’assistant trader référentiel front-office ainsi qu’au cabinet international OTC Conseil dans diverses missions d’audit des systèmes des processus financiers et activité de marché, de coordination, de formation et de marketing stratégique pour des groupes tels que Natixis ou Caisse d’Epargne etc. Pascal Houangni Ambouroué était le 4e directeur général de la BVMAC et le 2ème gabonais à occuper ce poste après Willy Ontsia et les centrafricains Marlyn Mouliom-Roosalem et M. Psimhis.

Biendi Maganga-Moussavou

Fils de l’opposant bien connu, Pierre Claver MAGANGA MOUSSAVOU. Ainsi, Biendi est banquier de formation, et Directeur Général Adjoint de Orabank Gabon. Il prend ainsi le poste de ministre chargé de petites et moyennes entreprises, chargé de l’entrepreunariat national.  Son expérience dans le financement d’entreprises lui permettra d’accomplir sa tâche, dans un pays où les entrepreuneurs manquent souvent d’accès aux crédits. Pierre Claver MAGANGA MOUSSAVOU est le porte voix de la Ngounié.

 

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Prosper
Prosper possède 15 ans d'expérience dans le journalisme. Il a précedemment travaillé pour le journal le Républicain et Le Scorpion Akéklé à Lomé. Devant la montée en force de la presse en ligne et la chute des presses traditionnelles, il décide de monter le site d'information en ligne AfricTelegraph en 2015 et s'installe au Gabon.

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