Génocide Rwandais : La France a-t-elle réarmé les Hutu?

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Une publication du trimestriel de la revue XXI révèle que les organisateurs du génocide ont bénéficié du soutien matériel du gouvernement français.

C’est un témoignage qui va sans doute raviver les tensions diplomatiques entre Kigali et Paris. Le trimestriel XXI dans sa dernière édition révèle de nouvelles informations encombrantes pour l’hexagone. Son cofondateur, Patrick de Saint-Exupéry indique qu’entre avril et juillet 1994, l’armée française qui était sous mandat humanitaire des Nations Unies a reçu l’ordre de l’Élysée de réarmer les extrémistes Hutus qui se cachaient au niveau de la frontière avec République démocratique du Congo.

Une frustration pour les Tutsis quand on sait que ce sont les hutus majoritaires et au pouvoir à l’époque qui avaient initié l’extermination des Tsutis, une minorité qui est actuellement au pouvoir. D’ailleurs, la publication précise que l’Élysée était informé par les services secrets français notamment la direction générale de la recherche extérieure (Dgse) des massacres perpétrés par le gouvernement Hutu sur les Tsutis.

On parle ici de plus de 800.000 Tsutis tués par les Hutus. Mais c’est même au moment où les Hutus avaient le dessus sur les Tsutis, le gouvernement français a décidé de leur apporter son soutien militaire afin que les Hutus atteignent leur objectif.

Si de nombreuses banques occidentales refusent de procéder aux virements destinés aux initiateurs du génocide (Hutu), la Banque nationale de Paris (BNP) accepte. C’est à la BNP (BNP Parisbas) que sont effectués d’importants virements destinés à l’achat des armes et au recrutement des mercenaires. Les recrutements des mercenaires faut-il le préciser se déroulent à l’ambassade du Rwanda en France.

A cet époque, selon Human Rights Watch, cinq livraisons d’armes sont effectuées par la France à Goma sous la supervision du consul honoraire de cette ville qui lui justifiait les cinq livraisons en expliquant qu’elles correspondaient à l’exécution de contrats négociés avec le gouvernement rwandais avant l’embargo sur les armes.

C’est d’ailleurs ce qui justifie le retrait des soldats français au Rwanda parce qu’ils s’étaient fait remplacer par les rebelles hutus. Il faut rappeler que la BNP a déjà fait l’objet d’une plainte pour « complicité de génocide » par le collectif des parties civiles pour le Rwanda.

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Destin Mballa
Destin Mballa, journaliste camerounais.

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