L’Afrique et le Sénégal engloutis par la 3ème vague COVID-19

vaccinVaccin du Covid-19

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Relativement épargné jusqu’à présent par le CORONA VIRUS qui sévit depuis plus d’un an, l’Afrique entame son entrée dans une troisiéme vague du COVID et du nouveau variant DELTA avec beaucoup de difficultés. C’est le cas de l’Algérie, la Tunisie, mais désormais aussi, du Sénégal. Le reste du continent redoute son arrivée et tente tant bien que mal de pousser les populations à se vacciner.

Aprés plusieurs mois d’accalmie, le virus fait son retour en force au Sénégal. Le nombre de cas positif a explosé battant les records de plus de 1000 cas par jours. Alors que certains pays imposent la vaccination afin d’accéder a l’espace public, le Sénégal semble incapable de réagir face à une population qui doute encore trop du vaccin.

Les Hôpitaux Sénégalais sont saturés

C’est la cohue dans cette hopital du centre de Dakar. Les patients débordent de partout, certains gisent à meme le sol. Il n’y a plus de places pour accueillir tout le monde. Les plus chanceux réussissent à trouver de l’oxygène ou à se faire hospitaliser chez eux. Les autres attendent qu’un lit se libère pour prendre leur tour. Tant dans les hôpitaux privés que dans le public, tout le monde est débordé, et il manque de tout.

Ce 31 juillet 2021, les statistiques annoncent plus 20 morts et 1045 nouveaux cas positifs. Selon nos confrères de SENEWS, ce ne sont pas moins de 9 bébés qui sont décédés récemment du variant. Une première alors qu’on pensait les plus jeunes épargnés.

Le variant DELTA du COVID-19 n’épargne pas l’Afrique cette fois.

Le variant Delta du COVID-19 est bien plus contagieux que le Alfa ou Béta. Jusqu’ici, le continent noir avait réussi à s’en sortir. Le mode de vie, et les habitudes en plein air ont été l’une des explications du peu de contagion.

Mais les mutations du virus l’ont rendu dix fois plus contagieux. Et le mode de vie africain ne permet plus de s’en protéger. Seul, le vaccin largement disponible dans les centres, pourra faire barrage et sauver les vies.

Beaucoup tirent désormais la sonnette d’alarme pour pousser les populations à se vacciner et pour changer les mentalités. Au Sénégal, c’est moins de 1% de la population qui s’est fait vacciner. Un chiffre dérisoire comparé aux plus de 40 millions de vaccinés français; et qui n’empêche pas ce pays développé d’être saturé par le COVID19.

Témoignage du Docteur Rayan Saad :

Chers amis,

Je pense que beaucoup d’entre vous ne savent pas ce qui se passe actuellement à Dakar, là pendant que j’écris, à cause du Covid-19. Alors que bien n’étant pas en première ligne dans la prise en charge des patients, je vais vous dire certaines choses.

Les chiffres officiels ne reflètent pas du tout la réalité. Premièrement, car tous les gens malades ne se font pas testés, deuxièmement, car ne prenant pas en compte les données du secteur privé et troisièmement, car les décès à domicile ne sont pas pris en compte. Le nombre de cas a explosé et continue d’exploser, avec son lot de cas graves évidemment. Y compris chez des jeunes. Le problème, c’est que depuis quelques jours, il n’y a plus de place nulle part pour admettre les patients. Ni dans les structures publiques, ni dans les structures privées. Ni en réanimation, ni même en unité Covid « simple ». Il n’y a plus de lits, plus de respirateurs, l’oxygène commence à se faire désirer. Chaque fois qu’on appelle pour demander une place, c’est la même réponse : « désolé, on a pas de place ». Et les patients atteints de forme grave se retrouvent alors seuls, les familles faisant tout ce qu’elles peuvent pour trouver une solution. Et on assistent à des scènes dramatiques, avec des patients qui désaturent, s’asphyxient petit à petit et finissent par décéder, chez eux. Et je ne vous parle pas de choses que j’ai lu quelque part ou que j’invente, je vous parle de vécu et des témoignages d’une multitude de collègues urgentistes, réanimateurs, etc. Une seule clinique de la place a eu une centaine de tests positifs la journée d’hier. Cela fait 5 jours que je cherche personnellement une place pour un patient qui sature à 60% sous 40L d’oxygène, pas de place, il est décédé aujourd’hui. Les morgues sont pleines. Il y a tellement de patients Covid qu’on n’arrive difficilement à trouver de la place pour des patients non-Covid mais graves. Tout le système sanitaire est impacté, déstabilisé.

Alors que voulez-vous ? Continuez comme ça? Faire semblant que la situation n’est pas alarmante? Non. Chacun doit prendre conscience qu’on est tous dans le même bateau, aujourd’hui c’est moi qui cherche une place, demain ça sera vous. Respectons au maximum les gestes barrières, vaccinez-vous si ce n’est pas déjà fait, limitez les rassemblements. Arrêtez de croire qu’on fera les choses pour vous, c’est à vous de les faire. Arrêtez d’écouter ce que vous lisez ou que vous entendez à droite et à gauche. Ce n’est pas qu’une grippe comme j’entends dire, c’est le Covid. Le risque de complications après un vaccin est infiniment plus faible que le risque de complications en attrapant le Covid. Et c’est de toute façon la seule alternative pour le moment. Ce n’est pas parce que vous n’avez pas perdu un proche ou que vous n’avez pas vu de vos yeux un patient Covid grave que ça n’existe pas. Écoutez les spécialistes s’il vous plaît.

Que Dieu nous garde.

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About the Author

Prosper Akouegnon
Prosper possède 15 ans d'expérience dans le journalisme. Il a précedemment travaillé pour le journal le Républicain et Le Scorpion Akéklé à Lomé. Devant la montée en force de la presse en ligne et la chute des presses traditionnelles, il décide de monter le site d'information en ligne AfricTelegraph en 2015 et s'installe au Gabon.

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