Le Soudan écrit son histoire

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Dans la nuit du 13 mai, des forces aux desseins funestes ont apparemment tenté de semer la zizanie entre les civils et les militaires devant l’état major de l’armée soudanaise. En uniforme militaire pour mieux semer la confusion, ils ont tiré. Six morts sur le carreau.

De deux choses, l’une.

 Evidemment, les soupçons des civils ont vite fusé vers la soldatesque,  précisément la Force d’intervention rapide. 
Mais face aux dénégations des militaires et les têtes vigoureusement secouées du côté des policiers,  l’on a vite conclu que deux hypothèses ont présidé à cette cavalcade. 

Peut-être que les militaires ont tenté un coup. Les négociations pour aboutir à un conseil souverain de type civil sont en bonne voie. Elles ont même atteint leur point culminant. L’organe dirigeant à trois têtes, dont un conseil souverain à coloration civile et militaire,  un Parlement et un comité exécutif, n’attend plus que les noms de ceux qui doivent les animer. 

Ces six morts devant l’état-major devraient faire l’effet d’une pierre dans la mare. Les  civils auraient donc pu se braquer et mettre ainsi les pieds dans les plats de la discussion et reléguer celle-ci aux calendes grecques. Mais cette hypothèse n’est pas très renforcée par la pression sur les épaules des militaires,  qui ne s’amuseraient pas à provoquer le courroux des civils,  avec des morts en plus. 


La seconde hypothèse milite plutôt dans le camp de forces qui pourraient être du camp de l’ancien président Omar El Béchir ou de tout intérêt qui n’aurait pas intérêt à voir le pays reprendre les rails de la democrarie sous cette nouvelle formule. On se souvient que Béchir a été inculpé pour le meurtre des manifestants. Certains de ses proches se sont aussi rendus coupables de crimes économiques ou contre l’humanité. Un régime démocratique signifierait des procès et une avalanche de problèmes judiciaires sur leur tête.

Une perspective pas très alléchante et qui pourrait être le carburant d’une machine à trouver des moyens pour dérégler la mécanique actuelle. 
Les Soudanais semblent avoir compris le jeu. Ils ne se sont pas attardés sur ce qui semble être une tentative de dispersion des attentions. Ils se concentrent sur l’écriture de leur Soudan. Tel qu’il l’entendent et tel qu’ils veulent le vivre. 

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Abdoulaye TRAORE
Correspondant Africtelegraph au Burkina, Journaliste, Rédacteur en chef à Burkina24. Formateur MOJO certifié DW Akademie Formateur en webjournalisme Juriste, scénariste, nouvelliste.

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