Liquidités dans les banques : La BEAC lutte contre la pénurie

Abbas Toli Mahamat, le gouverneur de la BEACAbbas Toli Mahamat, le gouverneur de la BEAC

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Le gouverneur de  la Banque des Etats d’Afrique Centrale (BEAC) a indiqué le 7 juin à Yaoundé que son institution apportera des liquidités aux banques de la CEMAC en difficultés.

Cette mesure vise justement à prévenir une éventuelle pénurie des liquidités dans les banques de la Communauté Économique et Monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC). Le gouverneur de la BEAC, Abbas Toli Mahamat, a indiqué que le rouage consistera «à fournir, de façon discrétionnaire et exceptionnelle, de la liquidité à une institution financière solvable, mais souffrant de tensions de liquidités sérieuses pouvant entraîner un risque financier majeur pour la sous-région».

Une mesure saluée par bon nombre de patron d’entreprises de la zone. «Il fallait vraiment cette mesure. L’indisponibilité des fonds suscite un enlisement des projets structurants dans mon pays. Si les banques sont vraiment soutenues comme l’a annoncé le gouverneur, nous sommes sauvés». Dixit Mathieu Bifoumbi, un patron de microfinance au Congo.

La Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) apaise les esprits de la sous-région au moment où les enserrements de la crise actuelle acculent inéluctablement à l’asphyxie irrémédiable.

Risque de faillite

Pouvait-on faire autrement, dans un contexte communautaire où l’épuisement des réserves est ce qui pend sur toutes les lèvres ? Les affaires vont plutôt mal, et l’exception camerounaise ne confirme nécessairement pas la règle de la sérénité pécuniaire sous-régionale.

Les trésoreries de nombreuses banques courent vers l’évidement total depuis que les recettes pétrolières, armes séculières des cinq pays producteurs d’or noir de la CEMAC, et contributrices majeures à hauteur de 35% des recettes publiques, sont maigres.

Le séisme va se répandre dans les parages des banques dont les grands clients sont l’État et ses entreprises. Les sollicitations deviennent donc fortes, soit pour d’importants retraits de fonds, soit pour des prêts directs, ou alors indirects via notamment le marché des titres publics lancé par la Banque de Développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC), en novembre 2011.

Ce marché est, pour les institutions bancaires de l’ensemble sous-régional, des Spécialistes en Valeur du Trésor (SVT) auprès desquelles l’on peut légitimement se fier pour des dépôts sécurisés.

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Destin Mballa
Destin Mballa, journaliste camerounais.

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