RDC : Dialogue, l’opposition souffle le chaud et le froid

Joseph Kabila prépare un hold up

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En République Démocratique du Congo (RDC), le dialogue est au point mort. Suite au retrait de l’opposition, une forte hypothèque pèse sur la plénière prévue pour ce mardi 13 septembre.

Commencés en début septembre, les travaux du dialogue congolais viennent de connaitre le premier couac. Alors que les trois commissions thématiques à savoir Elections, Sécurisation, Confiance et équité en étaient à plancher chacune sur le thème le concernant, la délégation de l’opposition au sein de la composante « élection » a quitté les travaux dans la mi-journée de lundi 12 septembre dernier.

Se montrant solidaires, leurs homologues siégeant dans les autres commissions ont du leur emboiter le pas en boycottant la suite des travaux. De l’aveu des observateurs, ce retrait des acteurs de l’opposition fait peser une grave menace et un risque de blocage sur la suite des travaux.

D’après des sources proches de la facilitation, c’est l’ordre ou séquence des élections qui serait la pomme de discorde entre la majorité et les représentants de l’opposition.

La composante de l’opposition plaide pour la tenue des élections présidentielles et les législatives d’abord. La présidentielle est la seule élection constitutionnelle la plus importante et constitue la raison d’être du Dialogue, soutient-on, dans les rangs de l’opposition.

Pour leur part, les délégués de la Majorité soutiennent une séquence des élections prévoyant l’organisation des scrutins en commençant par les élections locales puis la présidentielle, après une refonte totale du fichier électorale.

Intervenant avant les travaux en commissions, le Président de la Commission électorale nationale indépendante(CENI), Corneille Nangaa, a dressé un état des lieux du processus électoral. Trois scenarii ont ainsi été exposés sur lesquels les commissaires auront à se prononcer.

Le premier porte sur la refonte du fichier électoral dont les opérations d’enrôlement des électeurs prendraient 16 mois et un jour. « C’est la seule possibilité d’avoir des listes électorales fiables », soutient le président de la CENI, Corneille Nanga, appuyé par un expert électoral, travaillant pour le compte d’une Ong américaine, invité par la CENI pour la circonstance.

La deuxième possibilité consiste à réviser partiellement le fichier électoral de 2011.

La troisième option, ayant pour objectif d’organiser la présidentielle dans le délai constitutionnel, consisterait à aller aux élections avec le fichier de 2011 dans l’état où il se trouve actuellement. Chaque option a ses avantages et ses inconvénients.

Si du côté de l’opposition, l’on montre des préférences pour le respect des délais constitutionnels, il n’en est pas de même chez les tenants du pouvoir.

Pour She Okitundu, le rapporteur de la délégation de la majorité au dialogue national, « Cela ne sert à rien de s’entêter à respecter le délai constitutionnel, si on veut ne pas exclure 17 millions de Congolais du droit de vote. Il faut nécessairement prendre en considération la proposition faite par la Céni ».

Si cette option est confirmée par les délégués au dialogue national, la présidentielle ne pourra se tenir qu’après juillet 2017. Un nouveau fichier électoral serait donc au mieux disponible entre la mi-juin et fin juillet 2017.

Toute la soirée d’hier a été consacrée de la part d’Edem Kodjo, le facilitateur, au rapprochement de points de vue pour tenter de ramener les représentants de l’opposition sur la table du dialogue.

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Lazard Obiang
Lazard possède 10 ans d'expérience dans le journalisme en ligne. Il s'occupe pour AfricTelegraph de l'actualité politique et économique au Cameroun, au Gabon et au Congo. Il travaille avec différentes presse en ligne au Gabon notemmant lenouveaugabon.com.

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