Sénégal: la vidéo d’un policier corrompu fait le buzz

policier corrompu fait le buzz

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Au Sénégal, la vidéo postée sur youtube d’un policier corrompu fait le buzz. Le policier verbalise l’automobiliste pour défaut de permis. Tout se passe en wolof, la langue nationale. Pendant qu’il verbalise l’automobiliste, on peut comprendre aisément qu’une négociation a lieu.

La vidéo d’un policier corrompu fait le buzz sur internet. L’automobiliste est en défaut de permis. Elle tente de demander la clémence de l’agent. Elle appelle le policier  corrompu « tonton ». Le policier ne veut rien entendre alors que l’automobiliste propose 1000 FCFA (1,5 euros) pour se racheter.  Le policier ne veut toujours rien entendre et continue la procédure de mise en amende sur son papier jaune. Désespérée, la femme redemande à son « tonton » et augmente les enchères à 2.000 FCFA. Le policier refuse toujours la somme. Sa clémence à un prix: 6.000 FCFA (environ 10 euros).

La vidéo d’une durée de une minute trente se termine par une scène désolante. On voit le policier corrompu récupérer discrètement le billet. Par la suite il déchire l’amende, la plie en quatre et l’avale.

La corruption des policiers en Afrique n’est pas un phénomène nouveau. Les populations sont souvent exaspérées par leur comportement.

La responsabilité de telles actions est cependant totalement partagée dans le cas de cette vidéo. Le policier refusait de discuter dés le début. L’automobiliste insiste afin de négocier son amende. Le comportement et les mentalités doivent changer en Afrique. La corruption est l’affaire de tous, pas uniquement des policiers.

Le policier concerné pourrait faire l’objet de poursuite par sa hiérarchie. Affaire à suivre.

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About the Author

Prosper Akouegnon
Prosper possède 15 ans d'expérience dans le journalisme. Il a précedemment travaillé pour le journal le Républicain et Le Scorpion Akéklé à Lomé. Devant la montée en force de la presse en ligne et la chute des presses traditionnelles, il décide de monter le site d'information en ligne AfricTelegraph en 2015 et s'installe au Gabon.

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