Tunisie : Quand la cherté de la vie entraîne des émeutes

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A quelques jours de la commémoration du 7e anniversaire de la révolution, des heurts ont éclaté dans plusieurs villes depuis lundi.

La Tunisie fait actuellement face à d’énormes difficultés économiques et financières. Ayant fait appel au FMI, le Pays a bénéficié en 2017 d’un crédit de 2,4 milliards d’euros de l’institution de Bretton Woods sur une durée de quatre années. Mais en retour, le FMI a exigé des mesures d’austérités. Conséquence, la monnaie tunisienne, le dinar a dévissé face au dollar et l’inflation a dépassé les 6% fin 2017. Par ailleurs, le budget 2018 prévoit une nouvelle hausse d’impôts et de TVA.

Seulement, le peuple Tunisien  qui n’en peut plus de cette austérité a décidé depuis le début de cette semaine de descendre dans la rue. Aujourd’hui la quasi-totalité des villes tunisiennes vivent au rythme des émeutes où des jeunes affrontent policiers et gendarmes à coups de jet de pierres et de cocktail Molotov. Et plus les jours passent, moins cette grogne sociale ne faiblit point.

On enregistre des scènes de vandalisme, de pillages, d’incendies volontaires, des agressions, des vols dans les localités comme Djebel Lahmer, une banlieue de Tunis, mais aussi à Thala ( Nord), Siliana (nord-ouest), Kasserine et Sidi Bouzid, dans le centre du pays, ou encore Tebourba, située à 30 km à l’ouest de Tunis.

Dans ces villes, l’intensité de la violence n’a pas diminué, au contraire on enregistre de nombreux morts et blessés. Face à ce débordement, l’armée a été appelée en renfort. Les militaires ont été déployés autour des banques, des services d’impôts mais aussi sur tous les bâtiments et édifices sensibles.

Il est question pour l’armée de protéger les biens notamment les édifices publiques dont certains ont déjà été saccagés et même incendiés. A ce jour, on apprend du ministère de l’intérieur tunisien que plus de 600 personnes ont déjà été interpellées depuis le début des manifestations.

Aucune mobilisation sociale n’avait encore été observée depuis la chute du président Ben Ali en 2011. Aujourd’hui, plusieurs jeunes sont déçus par la révolution. Certains, apprend-t-on, en viennent même à regretter la président déchu Ben Ali. L’opposition qui prévoit un rassemblement dimanche pour commémorer l’anniversaire de la révolution et appelle le gouvernement à trouver des solutions pour les jeunes.

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Mballa
Destin Mballa, journaliste camerounais.

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