Une visite du président Trump au Vatican suscite un grand intérêt des acteurs congolais

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La visite au Vatican du président américain auprès du pape François suscite un grand intérêt parmi les acteurs politiques congolais. Le souverain pontife s’était montré très sensible à la situation de la RDC.

Il compte mettre à profit cette opportunité pour mener un plaidoyer en faveur de la RDC auprès du successeur de Barack Obama à la Maison Blanche. Il souhaite éviter le chaos dans ce vaste pays de la région des Grands Lacs dont les conséquences dans la sous-région et sur l’ensemble du continent sont à redouter.

De plus, la déstabilisation de la région des Grands Lacs, pour les USA, est une question de sécurité intérieure. Les conséquences peuvent influer sur la terre américaine et Washington. Dans sa politique « America first », Trump n’entend pas se désengager complètement sur les théâtres de lutte contre le terrorisme. Le cas de la RDC servira de bouclier contre la progression des extrémistes islamistes de l’Est ou du Nord du continent.

C’est ce tableau sombre que le souverain pontife a présenté au président Trump. Les intérêts des USA passent avant toute chose. Ce travail a déjà été mené en amont par l’épiscopat américain. Il avait obtenu de l’administration Trump des solutions diplomatico-sécuritaires à la crise congolaise. C’est ainsi que lors de la signature du protocole d’accord entre les USA et l’Angola, la mission de stabilisation de la RDC a été confiée au pays de Dos Santos comme si aucun gouvernement n’existait à Kinshasa.

Cependant, l’épiscopat catholique est l’objet de tirs croisés de la Majorité présidentielle. Les églises sont profanées, les bureaux des œuvres caritatives sont pillés. Les prêtres et religieuses sont menacés sans que les pouvoirs publics n’interviennent pour protéger l’Eglise et les agents pastoraux. Le seul péché est de s’être engagé totalement en faveur d’un processus pacifique de résolution de la crise congolaise. Celle-ci s’est aggravée depuis le refus du président Kabila de quitter le pouvoir à la fin de son deuxième et dernier mandat le 19 décembre 2016. En plus, les propagandistes de la Majorité présidentielle ont investi médias sociaux et organes de presse. Ils passent le message de la haine contre les princes de l’Eglise catholique. Ils sont accusés de faire de la politique en se montrant comme partisans du Rassemblement de l’opposition.

Refus du pape de visiter la RDC

Ainsi cette agressivité à l’endroit de l’Eglise catholique est encore montée en puissance. Le pape François a décliné l’escale de la RDC pour sa visite sur le continent. Il a déclaré sans ambages « qu’avec Kabila, ça ne va pas ». Pour bien comprendre le dépit du pape François, il faut remonter à quelques mois auparavant lors de la visite du chef de l’Etat au Vatican, à sa demande.

Pourtant après un début crispé, l’atmosphère s’était détendue entre les deux hommes. Joseph Kabila avait promis au souverain pontife de respecter la Constitution. Il s’était engagé à suivre un processus de dialogue avec l’opposition. Et d’organiser une transition consensuelle en vue d’un passage civilisé du pouvoir.

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William Tambwe
William Tambwe, chroniqueur et éditorialiste pour Africtelegraph.

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