Burkina: Soulagement et prières de guérison pour Djibrill Bassolé

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Au Burkina, c’est un « ouf » de soulagement qui a été exhalé des poumons des proches du Général Djibrill Bassolé après son évacuation en France.

Après plusieurs mois de plaidoyer, de plaidoirie et de supplique, le premier Général de la gendarmerie du Burkina Faso, Djibrill Bassolé, a été enfin admis à aller soigner son cancer du péritoine en France.

Enfin, parce que ses proches ont bien cru que les autorités politiques burkinabè avaient pris la décision de le laisser mourir sans soins appropriés à Ouagadougou. Il faut rappeler que l’ancien ministre des affaires étrangères de Blaise Compaoré a été condamné à 10 ans de prison en 2019 pour sa participation au putsch de septembre 2015, perpétré au premier chef par le Général Gilbert Diendéré.

La crainte du pouvoir de Ouaga que Bassolé se fasse la belle une fois en territoire français est quelque peu légitime. D’autant que le mis en cause est accusé à tort ou à raison d’avoir entretenu ou d’entretenir toujours quelques relations coupables avec quelques responsables des groupes terroristes qui sèment actuellement chaos et désolation au « Pays des Hommes intègres ».

Mais il a fallu une photo valsée sur les réseaux sociaux et reprise par les médias, présentant le Général Bassolé émacié et fort en piteux état, et une sourde pression de l’Elysée sur la diplomatie burkinabè pour que le condamné obtienne enfin son visa et atterrisse en France ce 29 janvier afin de commencer sa thérapie.

« Ouf » de soulagement pour les parents. Mais quelque part aussi pour les autorités politiques et judiciaires du Burkina. Il est évident que la perspective de la mort d’un tel homme politique dans les geôles de Ouagadougou n’allait pas être une bonne publicité pour le parti au pouvoir et pour le pouvoir judiciaire. Et cela allait certainement perturber le plaidoyer en cours pour l’extradition au Burkina Faso d’un certain François Compaoré, poursuivi dans le cadre de l’assassinat du journaliste Norbert Zongo au Burkina, et arrêté et « détenu » depuis pratiquement deux ans par la Justice française.

Il reste maintenant à espérer que Djibrill Bassolé retrouve la voie de la guérison et que la voix de la raison lui rende visite pour qu’il revienne purger sa peine au Burkina. Et aussi affronter les autres dossiers judiciaires qui l’attendent…

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Abdoulaye TRAORE
Correspondant Africtelegraph au Burkina.

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