Construction du Grand marché de Libreville : Il y a à boire et à manger

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L’indignation soulevée par l’abandon du projet de construction du Grand marché de Libreville après avoir déguerpi les commerçants n’a rencontré qu’un seul bémol : Où sont passés les 27 milliards de Fcfa  couvrant l’intégralité des travaux?

Lorsqu’on jette un curieux regard sur les Jardins de la Peyrie, il n’y a que de hautes herbes. Pourtant, les études préalables commises par la société Webcor s’élèvent effectivement à 27 milliards de Fcfa tel qu’annoncé lors de la signature de la convention en novembre 2012 par Jean François Ntoutoume Emane et Philippe Beck.

D’un coût de près de 27 milliards de Fcfa, le marché de construction de cette infrastructure avait été confié à Webcor dont le groupe reconnaît dans son communiqué avoir « payé des montants très significatifs couvrant l’intégralité des travaux ». Un dossier flou. Philippe Beck se contente de dire que l’accord avait effectivement été conclu avec la Mairie de Libreville représentée par son premier magistrat, Jean François Ntoutoume Emane.

Le flou persiste sur la curieuse position de la société Webcor ITP limited, Wissam Nesh venue faire des affaires au Gabon. D’aucuns s’interrogent  sur le contrat de  bail emphytéotique de 50 ans signé en 2012 entre la mairie et la société GML  SA détenue par Webcor ITP limited, représenté d’une part par Wissam Nesr et Philippe Beck et d’autre part par Ntoutoume Emane Jean-François.

Pourquoi ce communiqué ne vient-il pas de la société GML, principale concernée ? Où sont situés les bureaux de cette société, ses employés ? Pourquoi ne mentionne-t-il pas le nom du principal partenaire, la mairie de Libreville ? Comment peut-on interpréter l’acte de Philippe Beck qui soutient qu’il a payé des montants très significatifs au profit de Jean-François Ntoutoume, Yollande Abesole et Albert Joseph Ntoutoume Emane ? Autant des questions qui méritent des réponses.

Le Gabon a lancé une opération anti-corruption dénommée « Mamba » pour traquer ceux qui ont abusé des finances publiques.Et, les langues commencent à se délier, car la justice américaine s’intéresse aussi de très près à tous les cas de détournement.

En outre, l’opinion veut comprendre les raisons de l’octroi d’un bail emphytéotique de 50 ans sur les Jardins de la Peyrie dont la gestion aurait été confiée à la société GML SA, détenue par Webcor et dont la direction aurait été confiée à Anna attalah, qui curieusement était l’avocat de feu Guido Santullo.

Il serait donc judicieux pour le groupe d’éclairer l’opinion sur le montant réel des investissements effectués sauf à laisser effectivement croire qu’elle aurait octroyé des rétro commissions pour obtenir ce marché. Webcor Group qui n’existe pas sur le terrain au Gabon réclame de lui verser plus de 65 milliards de Fcfa pour rupture abusive du contrat de construction « fictive » du « Grand Marché de Libreville ».

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William Tambwe
William Tambwe, chroniqueur et éditorialiste pour Africtelegraph.

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