Gabon : BGFI et les milliards des mauriciens

SIFRIGAB GABON SEAFOODInstallation de la SIFRIGAB

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1,5 milliards de francs CFA ont disparu en 2015 d’un compte séquestre du notaire gabonais Maître Alfred Bongo. Cet argent devait permettre la relance de SIFRIGAB avec des partenaires mauriciens.

L’affaire est dévoilée ce matin par nos confrères de Jeune Afrique. L’Etat gabonais via le FGIS et le partenaire mauricien s’étaient entendus pour relancer l’industrie de la transformation halieutique au Gabon. Une reprise de SIFRIGAB était envisagée.

Il faisait suite à la signature d’un accord de pêche en 2013 entre le ministre des pêches de l’époque Julien Nkoghe Bekalé et la société Ireland Blyth Limited. Mais depuis, le projet est resté dans les cartons.

Nos confrères de Jeune Afrique dévoilent que le capital qui était nécessaire à la création de cette société s’est évaporé du compte séquestre de BGFI que gérait Maître Alfred Bongo. Le FGIS a, dès 2015, déposé une plainte à la police judiciaire. Mais la justice ne s’est jamais prononcé sur cette affaire.

Ce n’est qu’en 2018, que le notaire déposera une plainte contre la BGFI, soit 3 ans après les faits. Il reproche à la banque d’avoir fait disparaître des comptes l’argent. Et l’accuse de « faux et usage de faux en écriture, abus de confiance, opération de paiement non autorisée sur compte séquestre ».

Le groupe mauricien devait investir près de 25 millions d’euros, représentant 60% du coût de démarrage du projet. Le reste étant à la charge du FGIS.

Le projet devait permettre de mettre en place la Gabon Seafood. Et produire des conserves de sardines et de thons locales.

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Ovouna
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