Gabon : Comme solution, Minlama propose la suppression de certaines institutions

Dieudonné Minlama MintogoDieudonné Minlama Mintogo

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Plusieurs institutions de la République doivent disparaître. C’est l’avis de Dieudonné Minlama Mintogo, ancien candidat à l’élection présidentielle d’août 2016.

Dieudonné Minlama Mintogo en appelle à la reconfiguration des Conseils municipaux et départementaux afin de réduire les dépenses de l’Etat. Il demande également la suppression du Sénat, du CND et la Vice-présidence de la République.

La suppression des institutions de trop s’impose, dit-il. Il s’agit, entre autres, de la mediature de la République, du CND et du Sénat qui doivent disparaître. Dieudonné Minlama Mintogo ne pense pas non plus que le Gabon se portera moins bien sans la Vice-présidence de la République.

Près de 30 ans après la conférence nationale, plusieurs institutions, selon lui, n’ont pas convaincu de leur utilité. « Je crois aussi que nous avons trop de députés ». Comme proposé dans son Projet de société, il milite pour la réduction du nombre des députés. Il estime que 81 députés, c’est largement suffisant pour un pays comme le Gabon.

Dieudonné Minlama Mintogo reste d’avis qu’une réflexion très approfondie devrait être menée sur le nombre de Conseils communaux et sur l’utilité et l’efficacité des Conseils départementaux. « Je trouve que nous avons trop de Conseils communaux. A ce sujet, je milite pour la réintégration d’Akanda et Owendo dans la commune de Libreville. Un Grand Libreville avec 8 arrondissements permettra de réduire les dépenses et optimiser les ressources », a-t-il proposé. Il s’est exprimé dans une interview accordée à nos confrères de l’hebdomadaire gabonais L’Aube paru lundi dernier.

Par ailleurs, il pense aussi que les chefs-lieux des provinces peuvent-être gérés, chacun, par un seul Conseil municipal. A quoi servent réellement des mairies d’arrondissement dans ces villes à faible population ? S’est-il interrogé.

Pour ce  qui est des Conseils départementaux, l’ancien candidat à l’élection présidentielle d’août 2016 est ferme. Il fait remarquer qu’ils ne jouent pas un rôle important dans le développement de leurs localités respectives. Surtout au regard de la faiblesse de leurs ressources et de leur taille.

Raison pour laquelle il se demande si ce n’est pas mieux de supprimer les Conseils départementaux et de créer un seul Conseil provincial qui disposera de plus de moyens et d’une meilleure emprise sur le développement des zones rurales.

La sortie de Dieudonné Minlama intervient dans un contexte spécial. Les pouvoirs publics ont décidé de réduire le train de vie de l’Etat. Et, cela passe par la baisse de la masse salariale des institutions républicaines. Le président Ali Bongo Ondimba a donné le ton en supprimant 40% des postes à la présidence de la République.

Hier, le tour est revenu au Premier ministre de revoir à la baisse les effectifs de la Primature. Les chiffres sont estimés à 50,63%. C’est une mesure qui doit toucher tous les départements ministériels et les autres institutions.

Selon le Porte-parole de la présidence de la République, cette baisse de la masse salariale permettra à l’Etat de faire des économies de l’ordre de 70 milliards de francs CFA par an.

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William Tambwe
William Tambwe, chroniqueur et éditorialiste pour Africtelegraph.

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