Gabon: MST chez certains observateurs de l’UE

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Suite aux révélations du JDD concernant les écoutes de l’Union Européenne au Gabon, nos équipes ont mené une enquête concernant les « frayeurs de MST chez certains membres du dispositif » de la Mission d’Observation de l’Union Européenne. Responsable de la sécurité de la MOEU, Pierre B., évoque « des problèmes nocturnes » dans le Journal Du Dimanche.

Le JDD a divulgué le 2 octobre les échanges entre deux interlocuteurs de l’Union Européenne, dont le responsable de la sécurité. L’article parle de frayeurs concernant les MST qu’auraient attrapées le personnel de l’Union Européenne.

Donc, les MST sont des Maladies Sexuellement Transmissibles dont fait parti le VIH-SIDA. Elles s’attrapent généralement lors de relations sexuelles non protégées. Pour quelles raisons est-ce que certains membres de la MOEU pouvaient avoir eu de tels frayeurs…

Ainsi, notre enquête a duré prés d’un mois, afin de retrouver les personnes qui avaient pu être en contact avec les membres de la Mission d’Observation de l’Union Européenne, notamment lors de leurs sorties nocturnes. Cette enquête révèle clairement que certains membres de la mission d’observation de l’Union Européenne ont fait appel à des prostituées.

Des témoignages confirment l’appel à des prostituées…

Les témoignages que nous avons recueillis proviennent de deux jeunes filles résidant à Libreville. Pourtant étudiantes le jour, ces filles retrouvaient leurs clients le soir dans un hôtel de la capitale gabonaise. Voici un extrait:

« Je n’ai pas fait de grandes études. Pendant le mois de juillet, et le mois d’août, on se voyait tous les soirs à partir de 23h. Ils me payaient bien, et ils m’ont fait des promesses pour m’amener en France pour que je cède à leurs caprices.« 

La deuxième demoiselle de rajouter:

« Ils payaient en euros, en liquidité, on restait à l’hôtel… on ne devait pas sortir pour ne pas gaspiller leur réputation« . « ils ont profité de notre naïveté, en nous promettant de nous faire un passeport pour nous amener en France…« 

De plus, nous avons croisé ces informations avec le personnel de l’hôtel. Celui-ci confirme la présence de jeunes filles dans les chambres des concernés pendant toute la durée du mois d’août 2016. Finalement, on comprend mieux pourquoi Pierre B. responsable de la sécurité de la MOEU avait autant de problèmes nocturnes…