Gabon : Le désaveu cinglant

Alain-Claude Bilie By NzeAlain-Claude Bilie By Nze

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Le 1er mai, jour où l’on sublime le travail par une célébration mondiale, a failli être au Gabon un jour tragique fait d’épouvante et de honte pour l’ex-ministre d’Etat à la communication. Le très détesté Alain-Claude Bilie By Nze.

Il faut dire que ce jour-là les différents syndicats du secteur communication n’avaient pas le coeur à la fête. Leurs adhérents étaient en grève du fait de leurs multiples querelles avec leur tutelle. L’occasion fût trop belle pour les syndiqués de dire leur fait à celui qu’ils  tiennent pour être  leur tortionnaire. À croire que ce jour férié et payé la bonne fée protectrice du ministre refusa de faire des heures supplémentaires. Et ce qui survint ce jour-là se racontera longtemps et longtemps encore tant nous sommes dans l’inédit absolu.

Personne ne se rappelle plus de ce que fût le défilé car le seul événement qui frappa les esprits est le sort  que les communicateurs ont fait subir au ministre.

Les griefs qui opposent les syndiqués du secteur communication au ministre d’Etat  sont si nombreux qu’il serait fastidieux de les énumérer ici. Le panel est si large qu’il va de la gestion patrimoniale du fonds d’aide à la presse à la mise au rebus de professionnels aguerris pour délit d’esthétisme plastique.

Ne riez pas cela s’est fait. On a fait  le recrutement des agents du service par casting. Si vous n’êtes pas assez beau ou belle selon les canons édictés par le ministre d’Etat point de salut pour vous. Allez voir ailleurs. Si vous ajoutez les promotions par affinités, copinage et parenté. Vous êtes toujours loin du compte.

Revenons donc au défilé. A l’apparition du ministre d’Etat ce fût un concert de quolibets, de huées et d’invectives de toutes sortes. On avait atteint les cimes de l’opprobre. Il s’est dit de ces choses que ma  morale réprouve. Disons que la plus élégante et la plus fine appelait à la démission. Une telle  honte et pareille humiliation devant les plus hautes autorités  sont un véritable lynchage.

Un tel désaveu si cinglant finit par rejaillir sur l’ensemble de l’establishment. Même si le jeu de chaises musicales est chose coutumière dans les aménagements gouvernementaux.  Les syndicats ont eu le scalp de leur bourreau. La bourrasque était si forte et son maintien dans la nouvelle équipe n’est dû qu’aux services rendus.

Voilà comment à trop vouloir faire le paon. On finit dans la frange. La superbe s’est transformée en un rictus de contrition. Attention le couperet n’est pas passé si loin.

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William Tambwe
William Tambwe, chroniqueur et éditorialiste pour Africtelegraph.

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