Gabon / Marie-Madeleine Mborantsuo s’en défend : « la situation actuelle n’honore personne »

Marie Madeleine MborantsuoMarie Madeleine Mborantsuo
Partagez!

La décision prise le 30 avril de «dissoudre» l’Assemblée nationale et la demande de démission du gouvernement par la Cour constitutionnelle continue de susciter des réactions en sens divers au sein de la classe politique nationale. Un coup d’Etat institutionnel, un vide institutionnel, Marie-Madeleine Mborantsuo s’en défend.

Critiquée, la présidente de la Cour constitutionnelle assure avoir simplement dit le droit. Il n’y a pas de coup d’Etat, il n’y a pas non plus de vide institutionnel. Il y a que le pouvoir de l’une des chambres, les élections n’ayant pas été organisées dans le temps, ces pouvoirs-là lui sont retirés. Accusée aussi de s’être maladroitement vengée du pouvoir qu’elle aurait défendu et protégé toutes ces années, elle fait observer que ce n’est pas avec joie que cette décision a été prise. Il s’agit, selon elle, d’une simple application des dispositions constitutionnelles.

Selon Mme Mborantsuo, la situation actuelle n’honore personne. Il serait vraiment indispensable que les élections se tiennent dans les délais raisonnables. Le Sénat (…) va exercer pendant ce laps de temps toutes les prérogatives dévolues au parlement notamment le vote de la loi et même la loi de finances et autres, a précisé la présidente de la cour constitutionnelle qui a dit prendre cette décision radicale parce que les élections pour le renouvellement de la chambre des députés ne se sont pas tenues à temps.

Mais le camp de l’opposition continue d’affirmer que cette décision apparait comme le prolongement de ce qu’il qualifie de «coup d’Etat électoral». D’où la crainte des uns que la situation créée par la Cour constitutionnelle ne perdure, s’aggrave et accroisse l’incertitude dans le pays. Les autres y voient même l’occasion que le président Ali Bongo Ondimba rassemble les différents bords politiques autour d’une nouvelle discussion, pour éviter que la situation ne s’enlise.

Toutefois, le Chef de l’Etat reste seul à ce stade le maitre de jeu. C’est lui qui doit nommer un nouveau Premier ministre et un autre gouvernement.

LIRE AUSSI  Gabon : 2018, une année de cohésion et de réalisations

Comments

commentaires

Actualité africaine

About the Author

Lazard Obiang
Lazard possède 10 ans d'expérience dans le journalisme en ligne. Il s'occupe pour AfricTelegraph de l'actualité politique et économique au Cameroun, au Gabon et au Congo. Il travaille avec différentes presse en ligne au Gabon notemmant lenouveaugabon.com.

Leave a comment

Your email address will not be published.


*