Gabon: une ONG en appelle à la France

Marc-Ona-Essangui

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Dans un courrier du 21 juillet 2016, Marc ONA ESSANGUI leader d’une ONG gabonaise s’en remet à la France. D’après l’article publié dans le journal communiste l’Humanité, le leader de l’ONG souhaiterait une implication plus directe du gouvernement français dans le processus électoral qui aura lieu le 27 août prochain à Libreville.

Jean Ping avait sollicité l’aide du Cabinet américain Nelson Mullins pour une intervention auprès du Congrès US, pour une somme de près de 100.000 $USD. C’est au tour de Marc ONA ESSANGUI de s’en remettre à la France. Cette implication doit passer selon lui par un accord  de coopération sécuritaire. Officiellement, l’objectif est de protéger les ressortissants des ONGs gabonaises contre « les rafles » organisées par le pouvoir en place.

En effet, la police a arrêté récemment une vingtaine de jeunes, dont PINZ et Jeff Blampain, mêlés à des actes de casse au cours d’une violente manifestation. Presque tous ont été libérés.

A titre de comparaison, dans le Val d’Oise en France, deux nuits d’émeutes consécutives ont eu lieu pour protester contre la mort d’un jeune de 24 ans arrêté par la police. La police française a elle aussi procédé à l’arrestation d’une vingtaine de casseurs.

Le courrier en revanche ne dit pas comment la France pourrait s’impliquer sécuritairement dans les affaires du Gabon. Faudrait-il que le 6ème BIMA, troupes militaires françaises basées au Gabon, assure la sécurité de ces derniers? Cela risque d’être difficile. Et pourrait être perçu par de nombreuses personnes comme de l’ingérence.

Enfin, on se demande quel serait l’intérêt de la France dans cette implication. Sachant pertinemment qu’une telle implication aurait un coût financier, Marc ONA ESSANGUI quels sont les gages qu’il donnera?

La lettre de Monsieur ONA ESSANGUI pourrait donc avoir très peu de chances d’obtenir gain de cause auprès du Président de la République des français. D’autant plus, que beaucoup de gabonais ne souhaitent plus l’implication de la France dans les affaires internes du Gabon. La Françafrique est belle est bien morte!

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Prosper Akouegnon
Prosper possède 15 ans d'expérience dans le journalisme. Il a précedemment travaillé pour le journal le Républicain et Le Scorpion Akéklé à Lomé. Devant la montée en force de la presse en ligne et la chute des presses traditionnelles, il décide de monter le site d'information en ligne AfricTelegraph en 2015 et s'installe au Gabon.

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