Gabon : Otandault et Immongault auditionnés à l’Assemblée nationale sur le Projet de loi de finances 2018

Régis Immongault, ministre de l'économieRégis Immongault, ministre de l'économie

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Présenté officiellement aux députés après son adoption en Conseil des ministres du 12 octobre dernier, le projet de loi de finances 2018 est en examen à la commission des Finances, du Budget et de la Comptabilité publique de l’Assemblée nationale.

Le ministre d’Etat en charge du Budget et des Comptes publics et son collègue de l’Economie se sont prêtés le mardi 7 novembre dernier au jeu de questions-réponses des députés à l’Assemblée nationale.

Dans son intervention, Régis Immingault a fait savoir aux députés que l’économie nationale a connu une légère embellie ces derniers mois avec, entre autres, une remontée de 0,8% de la production pétrolière et une augmentation de l’exportation du manganèse de 6,3% (5,096 millions de tonnes).

Tout en indiquant la baisse du prix du baril de pétrole de 4,1% (47 dollars US) et le repli de 2% du prix de la tonne de manganèse (220,8 dollars US), le ministre de l’Economie a précisé que les investissements retenus dans le cadre de cette loi de finances, l’ont été en tenant compte des critères d’avancement des projets déjà engagés, de l’impact social et économique, de leur niveau de préparation et de la structure de financement.

Toujours selon lui, l’ensemble des recettes budgétaires recouvrées à fin juin 2017 s’élève à 812,2 milliards de francs sur une prévision de 1714,6 milliards de francs. Mathématiquement, a-t-il fait remarquer, l’Etat aurait du recouvrir 857,3 milliards de francs. Ce qui porte à 47, 4 % le taux de réalisation des recettes publiques. Soulignant au passage que les trois principales recettes envisagées pour 2017 sont les recettes fiscales 498,1 milliards de Fcfa, les cotisations sociales 19 milliards de francs et les autres recettes qui se chiffrent à 326,2 milliards de francs.

Au premier trimestre 2017, les ressources de trésorerie et de financement se sont élevées à 225,9 milliards de francs contre 1145,4 milliards de francs initialement autorisés. Soit un taux d’exécution de 19 %. Une situation nettement meilleure que celle de 2016. La mobilisation des recettes est nettement en augmentation de 36,2 milliards de francs. Il faut noter que le projet de loi de finances 2018 se chiffre à 2.688.800.000.000 de francs CFA.

Présentant le contexte dans lequel ce projet a été élaboré, le ministre d’Etat en charge du Budget et des Comptes publics a dit que  les recettes budgétaires de l’exercice 2018 s’établiraient à 1.842,6 milliards de francs CFA contre 1.714,6 milliards pour l’exercice précédent. Jean-Fidèle Otandault a précisé qu’il s’agissait d’une hausse de 128 milliards, qui s’explique par les effets attendus du renforcement des mesures de mobilisation des recettes fiscales et douanières.

Le patron du Budget et des Comptes publics a indiqué que les prévisions du cadrage macroéconomique et budgétaire affichent, quant à elles, des opérations budgétaires et de trésorerie équilibrées en ressources et en charges à 2.688,8 milliards de francs CFA, contre 2.860,0 milliards dans la loi de finances rectificative 2017. Soit une diminution de 171,2 milliards.

Il a également rappelé que le PLF 2018 coïncide avec la deuxième année de mise en œuvre du Programme de relance de l’économie (PRE), conclu avec le Fonds monétaire international (FMI) pour la période 2017-2019.

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