Latyr Niang déballe : « Boko Haram voulait m’enrôler avec de l’argent »

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A Dakar, le procès sur l’apologie du terrorisme se poursuit. Nous vous livrons les réactions de deux présumés terroristes à la barre du tribunal de Dakar.

« On m’a amené au Nigeria par le biais de mon ami Aboubacry Guèye. De 2012 à 2014, je n’ai jamais assisté à une réunion extrémiste pour partir au Mali ou en Syrie. Aboubacry Guèye m’avait dit d’aller chercher Dieu au lieu de me focaliser sur l’argent. Ce qui m’a donné confiance pour le voyage c’est que les gens qui étaient à bord du véhicule discutaient du voyage vers l’Espagne et l’Allemagne. Boko Haram voulait m’enrôler avec de l’argent ».

Saliou Ndiaye : « Je voulais me rendre en Afghanistant »

« Je ne nie pas que j’ai offert de l’argent à Abdou Akim Mbacké Bao qui m’avait auparavant manifesté son désir d’aller faire du jihad. Moi, je voulais me rendre en Afghanistan. Mais, l’imam Ndao m’en a dissuadé. Bao, lui a voulu y aller. On s’est disputé. Moi, j’estime qu’on l’a abandonné au Nord du Mali mais que sa destination finale était l’Afghanistan. Je lui ai offert les 10 000 F CFA pour lui prouver que je ne lui en voulais pas. J’avais l’ambition de me rendre en Afghanistan pour apporter  aux combattants ».

« L’Imam Ndao est mon guide. Nous sommes voisins. Je ne le connaissais pas seulement à travers ses prêches. Je déjeunais avec lui. Il nous arrivait de discuter. Né à Sarah, c’est en 2002 que j’ai déménagé pour venir m’installer à Touba Ndorong (Kaolack). J’allais prier derrière lui, tous les vendredis. Ses prêches m’ont convaincus. Il alliait la parole et le geste. J’ai alors compris que le suivre ne mènerait pas à ma perte. Ses prêches étaient en adéquation avec l’actualité, voilà pourquoi je me retrouvais dans ses dires ».

Je suis prêt à sacrifier ma vie

« Notre relation est née au cours d’une rencontre inattendue. Ce jour-là, c’est lui qui est venu vers moi et m’a fait savoir que mon visage lui rappelait quelqu’un. Je lui ai alors dit que je fréquentais la mosquée qu’il dirige tous vendredis. Là, il m’a demandé mon nom. Comme il a une bonne mémoire, il ne l’a pas oublié. C’est comme cela qu’est née notre relation ».

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Mapote Gaye journaliste Sénégalais Consultant. Formateur en communication, Marketing et Management

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