Mali : l’optimisme d’Aliou Diallo sur la médiation de Faure Gnassingbé

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Le président togolais Faure Gnassingbé a accepté de mener la médiation entre le Mali et la CEDEAO pour résoudre la crise actuelle entre les deux parties. Cette mission s’annonce difficile d’autant que chaque camp ne veut pas faire de concessions sur la durée de la transition. Pourtant, Aliou Diallo, le président d’honneur de l’ADP-MALIBA, se montre assez optimiste sur les résultats de cette dernière chance de conciliation.

Bamako a annoncé, il y a quelques jours, avoir dépêché une délégation au Togo pour obtenir de Faure Gnassingbé son intervention dans le bras de fer qui l’oppose à la CEDEAO. Le Président togolais aurait accepté de jouer le médiateur dans cette crise qui dure depuis plusieurs mois. En janvier 2022, l’organisation sous-régionale avait imposé de lourdes sanctions au Mali pour n’avoir pas respecté le calendrier électoral. Il était prévu que la junte organise des élections générales en février, dont la présidentielle, pour passer le pouvoir à un civil. Mais les militaires ont jugé bon de reporter le scrutin, arguant que les conditions n’étaient pas réunies pour organiser un tel rendez-vous.

Un désaccord sur la durée de la transition

En réponse à ce retard jugé délibéré, la CEDEAO a décidé d’instaurer un embargo sur les échanges commerciaux ainsi que les transactions financières. Elle a aussi fermé ses frontières avec le Mali et l’a suspendu de tous ses organes de décision. L’organisation a tout de même tenté de trouver une issue à l’impasse via une mission conduite par l’ancien président nigérian Good LuckJonathan. Mais ce dernier a échoué à convaincre la junte. Alors qu’il a demandé une transition raisonnable de12 à 16 mois, le Mali avait opté pour 24 mois. Les autorités de la Transition sont ainsi passées tour à tour de 5 ans, 36 mois et pour enfin se fixer sur un délai de 02 ans. Depuis lors, les lignes sont restées figées.

Pour que le pays reprenne sa place dans le concert des nations

C’est dans ce contexte que Faure Gnassingbé tente une nouvelle médiation, celle de la dernière chance. S’il n’a pas l’expérience du Nigérian, le chef de l’Etat togolais est connu pour avoir de très bons rapports avec ses pairs de la CEDEAO. Certains croient ainsi qu’il réussira cette mission, à l’image d’Aliou Diallo, président d’honneur de l’ADP-MALIBA. « On peut et on doit être optimiste sur la médiation de Son Excellence le Président Faure Gnassingbé. Un accord peut bientôt intervenir pour la levée de l’embargo et des sanctions pour le grand bien des peuples malien et africain », a indiqué l’homme d’affaires dans un message.

Selon l’ex député de Kayes, avec cette médiation, le peuple malien et l’Afrique peuvent espérer « un retour à l’ordre constitutionnel qui va permettre au Mali de reprendre toute sa place dans le concert des nations ». Et surtout abréger la souffrance de ses compatriotes. Il soutient donc l’initiative de la junte et de Faure, tout comme il a soutenu le Dialogue national inclusif (DNI) en décembre 2019. Celui qu’on appelle le « chantre de la paix » s’est aussi impliqué personnellement dans la résolution de la crise née du soulèvement populaire de juillet 2020. A l’époque, il avait eu un entretien avec Good LuckJonathan.

Un plan colossal pour la reconstruction et la refondation du Mali

Outre le volet politique, le PDG d’Hydroma manifeste son patriotisme à travers sa Fondation Maliba. Cette association philanthropique œuvre constamment à l’amélioration des conditions de vie de ses compatriotes à travers des aides urgentes en nature et en espèces, la distribution de matériels aux coopératives de femmes, le financement de projets, la réhabilitation des écoles ou des centres de santé, etc.

Mais, Aliou Diallo souhaite en faire davantage. D’où sa prochaine candidature à la présidentielle malienne. Pour porter cette ambition, il a monté un ambitieux plan Marshall pour le Mali. Au programme : la construction des structures et infrastructures de développement socio-économiques (ponts, routes, hôpitaux, usines, centrales électriques, écoles, etc.), la modernisation de l’administration et de l’armée, le financement massif de l’entrepreneuriat jeune, etc. Il s’agit en un mot d’une entreprise de reconstruction complète du pays.