RDC : Majorité et Opposition s’entredéchirent !

manifestations à Kinshasa

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Deux positions aux antipodes. L’Opposition parle d’un comité de suivi du dialogue constitué des acteurs nationaux et internationaux. La Majorité ne veut nullement voir le nez d’un étranger fourré dans cette affaire qui, du reste, relève, plutôt, de la cuisine interne des congolais, eux-mêmes. Le dialogue pose un sérieux problème.

Le facilitateur Edem Kodjo aurait rencontré, vendredi dernier, le Chef de l’Etat. Le 26 octobre prochain, il est prévu un mini sommet sur la crise politique et sécuritaire en RD. Congo à Luanda. Outre le Président Kabila, il est fort probable que Kodjo y soit invité à faire le point de la situation à ses organisations mandantes que sont l’UA et l’ONU, en présence de la CIRGL et de la SADC. Kodjo s’y pointera-t-il, les mains bredouilles ? Ou bien, il y amènera des convergences et des divergences dont l’essentiel des revendications porte sur les pouvoirs du Président Kabila, après le 19 décembre 2016 ?

A ce jour, les travaux du dialogue sont tétanisés, du moins, pour les plénières. Alors que le groupe restreint qui avait été institué, continue à travailler sous silence. Si tout va bien, il était prévu qu’une fois, les divergences vidées sur l’Accord Politique, que Kodjo entonne le chant de victoire, pour sceller la fin de son pèlerinage dans les eaux bouillantes de la politique congolaise, sur une note positive. Mais, contre toute attente, les choses vont de mal en pis. Tenez ! Plusieurs points divisent encore les participants à ce groupe restreint. La Majorité et l’Opposition s’entredéchirent, comme dans un duel aux couteaux.

Deux positions s’affichent. La Majorité tranche, net. C’est la continuité de l’Etat. L’article 70, alinéa 2, de la Constitution et l’Arrêt de la Cour constitutionnelle vont s’appliquer, sans coup férir. L’Opposition rétorque, en disant que seul le consensus peut régler cette question. D’où, à son avis, il faut instaurer un contrôle croisé.

Ainsi, comme garantie de mise en œuvre de l’Accord politique, l’Opposition prendrait la Primature. Lorsqu’on évoque l’article 78 qui dit que le Président nomme le Premier Ministre au sein de la majorité parlementaire, les Opposants, eux, alignent une série d’articles de la Constitution qui, en principe, ne devraient pas être violés, s’il faut maintenir l’actuel Chef de l’Etat aux commandes du pays. Comment va-t-il nommer au-delà du 19 décembre, alors que les articles 69, 70 alinéa 1 et 220 limitent strictement ses pouvoirs ? Questionne-t-on, à l’Opposition.

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Lazard Obiang
Lazard possède 10 ans d'expérience dans le journalisme en ligne. Il s'occupe pour AfricTelegraph de l'actualité politique et économique au Cameroun, au Gabon et au Congo. Il travaille avec différentes presse en ligne au Gabon notemmant lenouveaugabon.com.

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