Vulgarisation des tests ADN : Panique dans les familles

Test ADN

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Une enquête menée par votre site a permis de comprendre que ce délicat problème de filouterie de paternité qui est courant dans la société camerounaise voir dans plusieurs sociétés africaines.

De plus en plus la vulgarisation des tests ADN pour cesser d’entretenir l’opacité autour de l’identité de vrais géniteurs des enfants dans plusieurs familles est évoquée. Les pères qui les éduquent pensent qu’il s’agit de leurs progénitures mais pourtant ce ne sont que des adoptifs qui s’ignorent.

La délicatesse de ce sujet qui met en exergue le fonctionnement immoral de la société camerounaise actuelle ne pouvait pas laisser indifférents de nombreux couples qui ont sans aucun doute donné leurs impressions.

On a constaté un embarras de plusieurs femmes à travers leurs différentes positions dont les tentatives d’entretenir l’amalgame autour du sujet principal qui est la clarification de la paternité de certains enfants et l’infidélité, sonnaient comme des aveux de culpabilité.

Chez les hommes qui sont en même temps les victimes et les principaux aventuriers avec les épouses ou copines d’autrui, on constate aussi une envahissante frilosité puisque autant les uns craignent d’être les gardiens des enfants qui ne les appartiennent pas, autant d’autres redoutent que les tests ADN les mettent en conflit ouvert avec leurs voisins ou leurs frères.

Pour l’ensemble de préoccupations, il est questions de savoir si la vulgarisation de ces tests serait effective pour non seulement permettre aux pères de familles de s’identifier ou non aux enfants qui les entourent et d’autre part, de limiter le nombre de procès devant les tribunaux ou vont souvent s’étriper les enfants plus ou moins légitimes.

La peur du voleur

Au cours de nos investigations, nous avons constaté que plusieurs personnes s’insurgent à entendre parler de ce sujet en indiquant qu’on remue le couteau dans la plaie. Car dans de nombreux couples, le sujet est tabou, il est même douloureux. Certains évoquent plusieurs raisons notamment l’infertilité et l’impuissance sexuelle de certains hommes pour soutenir que sur 10 enfants nés dans des couples mariés ou non mariés, 7 ou 8 sont dans la délicate et embarrassante position de ne pas être des fils des prétendus pères qui les éduquent.

Seule la mère connait effectivement qui est le vrai père de son enfant. Plusieurs hommes témoignent au cours de notre enquête que leurs épouses présumées infidèles auraient tout simplement déserté les foyers sans qu’ils puissent se prononcer sur cette option de tests de paternité de tous les enfants. Une situation qui les mettrait dans une confusion totale puisqu’ils ne sauront plus distinguer les enfants légitimes et ceux qui sont illégitimes.

La fuite d’une épouse ou amie après la publication des informations faisant état de la vulgarisation des tests ADN, est un aveu  d’infidélité. Certaines qui subissaient les pressions  de leurs conjoints les invitant à dire la vérité avant le verdict de la science.

Cette situation de père tuteur des enfants a été au centre d’un drame dans la localité de Song-Badjeck, département du Nyong et Kelle. Un homme, souffrant d’une faiblesse sexuelle, avait invité l’un de ses neveux  à venir habiter avec lui pour faire des enfants avec son épouse.

Chaque matin, le malheureux homme se rendait en brousse pour permettre à son neveu de faire l’amour avec son épouse. Il s’empressait à reconnaître les enfants qui naissaient en se pavanant dans tout le village, jusqu’au moment où, comme l’appétit venait en mangeant, le neveu faiseur d’enfant était jaloux lorsque son oncle causait avec son épouse.

Une jalousie gratuite qui le poussa à abattre cette femme avec un fusil calibre 12 avant de se suicider en abandonnant l’homme avec 6 enfants dont il n’était pas le géniteur.

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Destin Mballa
Destin Mballa, journaliste camerounais.

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