Gabon : Le nouveau ministre d’Etat à l’habitat parle de ses missions

Josué MbadingaJosué Mbadinga, le nouveau ministre d'Etat à l'Habitat
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Depuis le jeudi 7 septembre dernier, à peine le mercato gouvernemental achevé, Josué Mbadinga Mbadinga a été nommé ministre d’Etat, en charge de l’Habitat, la Ville et l’Urbanisme en remplacement de Bruno Ben Moubamba limogé.

Surpris en plein repos dominical à son domicile par l’équipe de nos reporters, il a livré son sentiment de gratitude vis-à- vis des plus hautes autorités du pays et a donné quelques éclaircissements face aux questions d’actualité au sein de son secteur d’activités. Comment ramener la sérénité au sein de son ministère et répondre aux pressentes attentes des populations en matière de logements ont, entre autres, constitué le menu de l’entretien qu’il a bien voulu accorder à notre rédaction.

« M’exprimant pour la première fois, je voudrais d’abord du fond du cœur réserver la primeur au président de la République. Je voudrais lui exprimer ma profonde et sincère gratitude pour la confiance et le privilège qu’il m’accorde en me confiant au sein du gouvernement la charge de m’occuper d’un secteur très important, très vital et aussi sensible pour le quotidien des Gabonais. La même gratitude, je l’adresse également au Premier ministre qui m’a proposé comme tout le monde l’a entendu dans la communication qu’il a faite lui-même. Au dessus de nous, j’adresse ma reconnaissance au Tout-puissant sans qui ceci ne peut avoir lieu», a-t-il déclaré d’entrée.

Face à la question liée aux attentes des populations qui sont pressantes et au choix porté sur sa personne pour piloter ce secteur, le ministre d’Etat indique ne pas être un homme à renâcler devant la tâche. Bien au contraire.

« En pareille circonstance, ce qui me préoccupe c’est davantage la confiance qui est placée en moi et comment y répondre. A ce propos, je mesure à sa juste valeur le poids de cette confiance. Ce faisant, je promets de m’investir et de m’appliquer nuit et jour pour mériter cette confiance et répondre aux attentes légitimes et fondées, non seulement du chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba, mais aussi du Premier ministre Emmanuel Issoze Ngondet ainsi qu’à celles de nombreuses et pressantes des populations dans ce secteur », a précisé le promu.

Sollicité à s’exprimer au sujet du fonctionnement du ministère, au manque de sérénité et au climat de tension marqué notamment par des suspensions tous azimuts de certains directeurs généraux et par des difficultés dans la gestion des ressources humaines et du personnel, le ministre d’Etat s’est voulu rassurant et a promis de s’en tenir aux textes de lois pour ramener la sérénité dans la maison.

Pour lui, « La question du fonctionnement et de la gestion du personnel ayant récemment défrayé la chronique n’est pas un problème spécifique au ministère de l’habitat, de la ville et de l’urbanisme. Ce secteur reste l’un des plus gros bassins d’emplois de l’Etat avec près de 1400 agents repartis en différentes catégories dont des fonctionnaires, des agents de la main-d’œuvre non permanente et d’autres contractuels évoluant au cabinet ou au sein de l’administration centrale ou parfois auprès des organismes sous tutelle ».

Respect des textes et lois en vigueur

A ce sujet, le ministre d’Etat se fait fort de souligner que « La gestion des personnels de l’Etat évoluant au sein de ce secteur ou ailleurs est de la compétence du ministère de la Fonction publique, notre employeur à nous. C’est elle qui gère les carrières des fonctionnaires ; lesquelles sont régies par les textes de lois. Certaines d’entre elles ont un caractère transversal et d’autres sont spécifiques à chaque secteur d’activités ou à chaque catégorie d’emplois. A savoir que cette gestion obéit à des règles très précises. Les problèmes que vous soulevez qui ont récemment fait l’objet de l’actualité au sein de ce ministère n’échappent donc pas aux règles de droit et des textes réglementaires en vigueur».

Par conséquent, le numéro 1 de l’Habitat promet-il de regarder froidement si les différentes décisions qui ont été prises sont-elles conformes ou non à la loi. Car, pense-t-il, certaines dérives peuvent être imputables à la méconnaissance des lois, soit à leur mauvaise application ou encore à leur mauvaise interprétation.

« Ces questions seront examinées et des décisions seront prises dans le respect des dispositions légales et des textes réglementaires », a martelé le ministre d’Etat visiblement déterminé.

Lueurs d’espoirs

Abordant l’aspect lié à sa capacité à accélérer la cadence d’un secteur qui a connu un retard manifeste à l’allumage, la stratégie proposée par Josué Mbadinga Mbadinga semble répondre à l’esprit cartésien.

Il sera procédé, a indiqué le ministre d’Etat, à un état des lieux destiné à dresser un diagnostic sur l’organisation, le fonctionnement, les relations avec les partenaires, les différents projets entamés ou en cours de réalisation.

Ainsi que le souligne le ministre d’Etat, des solutions idoines seront trouvées en fonction des conditions, des moyens disponibles avec l’appui et en synergie avec les autres membres du gouvernement conformément aux orientations des plus hautes autorités du pays en tête desquelles le président de la République, chef de l’Etat, et le Premier ministre.

« Mon passage antérieur à la tête de ce ministère représente, certes, un atout mais entretemps les choses ont du évolué. Certaines choses ont été bien faites, d’autres moins bien. L’on dressera un tableau de bord qui guidera notre action », s’est-il voulu rassurant.

Dialogue – cohésion – mobilisation des Nynois

Abordant le volet politique à l’échelle de sa province de la Nyanga, le ministre d’Etat émet un sentiment de satisfaction et souligne que la configuration et le découpage actuels présentent un bon ancrage et une majorité confortable du Parti démocratique gabonais qui caracole avec 10 députés sur 10 (dont 9 pour le PDG et 1 issu d’un parti majoritaire) ainsi que 10 sénateurs sur 10. La même tendance se confirme au niveau local au sein des mairies et communes.

Ceci étant et au vu des réalisations qui ne font que se densifier au bénéfice de sa province et rappelant par ailleurs la construction du célèbre pont de Mayumba et la récente mise en service de la route Loubomo-Moudagara, en sa qualité de première autorité politique de la province, le ministre d’Etat lance un appel à la mobilisation des Nynois.

« Pour continuer à profiter des bienfaits du développement, les Nynois ont le devoir de continuer leur soutien au président de la République Ali Bongo Ondimba qui détient les clés du développement » leur lance-t-il.

Cadres politiques originaires de la Nyanga, fonctionnaires et alliés, doivent ainsi se tourner et se projeter vers les échéances législatives à venir pour rendre au président de la République un retour de l’ascenseur afin de réaliser les mêmes performances sinon davantage.

Conditions nécessaires, d’après lui, pour accélérer la cadence et ne pas rater le train du développement.

Et en sa qualité de ministre d’Etat, a-t-il souligné en épilogue, il s’emploiera à être le facilitateur, le catalyseur pour que les Nynois et les Nynoises restent soudés dans le bouquet « cohésion – responsabilité – mobilisation », ciment du vivre-ensemble.

 

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William Tambwe
William Tambwe, chroniqueur et éditorialiste pour Africtelegraph.

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