Burkina : Déjà trois candidats officiels à la présidentielle de 2020

Roch Marc Christian Kaboré en 2015 Burkina 24 ©

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L’élection présidentielle est prévue en 2020 au Burkina. Trois candidats sont déjà officiellement connus.

Le 31 mars 2019, dans un stade de Bobo-Dioulasso, la capitale économique du Burkina. Gilbert Noël Ouédraogo (ancien ministre sous le président Blaise Compaoré), président de l’un des partis politiques qui a compté dans l’histoire politique du « Pays des Hommes intègres », l’Alliance pour la démocratie et la fédération/Rassemblement démocratique africain (ADF/RDA), a reçu le drapeau qui fait de lui le candidat de la formation politique pour la présidentielle prévue probablement pour novembre 2020.

Avant lui, en mars 2019, c’est un autre homme politique, Kadré Désiré Ouédraogo, qui acceptait « l’exhortation » d’un rassemblement de jeunes à être candidat au scrutin de l’année prochaine. KDO, comme l’appellent ses partisans, est l’ancien président de la commission de la CEDEAO. Il a aussi été Premier ministre sous l’ancien président Blaise Compaoré. C’est un cadre de l’ex-parti au pouvoir, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP). Du reste, sa candidature « proclamée » a créé un malaise au sein de la formation politique dirigée par  Eddie Komboïgo, qui prétend  lui aussi, même s’il ne s’est pas encore officiellement dévoilé, au fauteuil du palais présidentiel de Kossyam.

Enfin, le troisième candidat à  s’être officiellement déclaré, c’est l’occupant actuel du fauteuil présidentiel, Roch Marc Christian Kaboré. Il a été le premier d’ailleurs à abattre ses cartes en 2018, au détour d’une rencontre avec la presse burkinabè. Le président sortant en 2020 dit vouloir défendre le bilan de son mandat entamé en 2016 et demander  pour la deuxième et dernière fois, la confiance des Burkinabè.

La question sécuritaire

D’autres déclarations de candidatures devraient suivre. En l’occurrence celle de l’actuel Chef de file de l’opposition Zéphirin Diabré et qui a été au-devant de la contestation d’un énième mandat de l’ancien président Blaise Compaoré et qui a abouti à l’insurrection populaire d’octobre 2014, obligeant le Chef d’Etat à s’exiler en Côte d’Ivoire.

Mais avant cette échéance, deux questions importantes doivent être résolues au Burkina Faso. Celle du référendum sur la nouvelle Constitution, promesse de campagne de Roch Kaboré. Il devrait intervenir avant l’élection présidentielle, dans un contexte de difficulté économique. La seconde question est celle de la sécurité. En proie à de nombreuses attaques terroristes, 14 provinces sur 45 ont été placées sous état d’urgence en fin d’année 2018. Le pays devra réinstaurer la quiétude dans plusieurs localités en vue d’y tenir cette échéance électorale cruciale. Le gouvernement burkinabè a lancé de vastes opérations militaires dans lesdites régions.

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Abdoulaye TRAORE
Correspondant Africtelegraph au Burkina.

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