Cameroun : Eto’o appelé à la rescousse pour sauver l’organisation de la Can 2019

Samuel Eto'oSamuel Eto'o appelé en renfort

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Réuni à Acccra samedi 23 septembre 2017, le comité exécutif de la Caf a décidé de botter en touche le Kenya, pour l’organisation du Chan 2018.

Ce retrait se justifie par les retards des travaux sur les sites relevés par les rapports d’inspection du 11 au 17 septembre 2017.

Ouf! Le Cameroun est en sursis et attend son verdict qui a été repoussé après la sélection du cabinet d’audit, et les rapports de sa mission d’inspection des infrastructures. Heureusement que la première mission d’inspection programmée en août dernier avait échoué. On est entrain d’accélérer les travaux. Le comité d’organisation dont les membres viennent d’être nommés a déjà pré-sélectionné 47 hôtels, même si bon nombre ne répondent pas aux critères du cahier de charges de la Caf qui exige les hôtels quatre étoiles disposant de 200 chambres pour chaque poule.

Ayant constaté le pourrissement des relations entre la Fédération camerounaise de football et la Caf via Issa Hayatou, le Président Biya a sollicité l’aide de Samuel Eto’o, très proche d’ Ahmad Ahmad. Lui, l’ancien capitaine des Lions Indomptables qui était devenu un paria au cabinet civil de la présidence de la République, a été reçu avec tous les honneurs au palais de Yaoundé, et a reçu les pouvoirs d’un ambassadeur, pour jouer la diplomatie auprès d’Ahmad Ahmad, et maintenir l’organisation de la CAN 2019 sur orbite.

En marge des travaux du comité exécutif de la Caf tenu à Accra, Ahmad Ahmad n’a pas manqué de prouver le rôle joué par le pichichi camerounais : « je remercie sincèrement Samuel Eto’o qui est venu me voir pour placer le football au-dessus de tout et de décider avec nous ». Et le président de la Caf a de nouveau taclé les autorités camerounaises : ce sont eux-mêmes qui gesticulent. C’est pourquoi je ne vous cache pas que j’ai refusé de recevoir une délégation du Cameroun. Je les laisse se justifier d’abord dans les médias. Après quand ils voudront travailler, ils viendront maintenant ».

Quand Samuel Eto’o, Joseph Antoine Bell et Abdourahman critiquaient la gestion du football camerounais, les partisans de Paul Biya hurlaient qu’ils ne sont pas patriotes et sont les déstabilisateurs de la Fecafoot et du Cameroun. Maintenant que le Cameroun est dos au mur pour l’organisation de la CAN, ce sont les supposés déstabilisateurs qui se transforment en sapeurs-pompiers et sauveurs de la nation.

Comme le dit un proverbe africain : « on ne pisse pas dans un puits où on viendra puiser de l’eau pour boire quand la sécheresse arrivera.

Par J. REMY NGONO.

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Destin Mballa
Destin Mballa, journaliste camerounais.

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