Cameroun : Les sénatoriales fixées, le conseil constitutionnel en place

Paul Biya nomme des vieux, les sénétorialesPaul Biya nomme des vieux, les sénétoriales

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Le corps électoral convoqué il y a quelques jours à Yaoundé prévoit la tenue du scrutin le 25 mars prochain. Tandis que le chef de l’État a nommé hier les membres du tout premier conseil constitutionnel camerounais.

Lors de son discours à la Nation le 31 décembre 2017, Paul Biya affirmait que la parachèvement des institutions inscrits dans la constitution était en bonne voie pour consolider l’État de droit. Le chef de l’État évoquait alors la mise en place du conseil constitutionnel qui était la dernière institution après le sénat en 2013 dont la mise en place n’était pas encore opérationnelle. Chose dite, chose faite : le tout premier conseil constitutionnel a été mis en place mercredi dernier. La plupart des ses membres sont connus à l’instar du premier président de cette institution, Clément Atangana.

Un magistrat retraité à la tête du tout premier conseil constitutionnel

Le conseil constitutionnel du Cameroun compte 11 membres. Clément Atangana, magistrat hors hiérarchie, âgé de 77 ans en est le tout premier président. Cette nomination survient au moment où il était déjà en retrait. Mais bien avant son admission à la retraite, il occupait les fonctions de président de la chambre administrative de la cour suprême cumulativement avec celle de membre du conseil supérieur de la magistrature.

A part le président de la haute institution, les autres membres sont également connus du public camerounais à l’instar de l’ancien ministre de la fonction publique et de la reforme administrative, Emmanuel Bonde. Mais aussi du secrétaire permanent du conseil supérieur de la magistrature, Jean Foumane Akame.

Prévu depuis 1996, le Conseil constitutionnel est notamment chargé de proclamer les résultats des élections, dont la présidentielle. Avant le conseil constitutionnel, c’était la cour suprême qui était chargée de proclamer les élections.

 Les sénatoriales ouvrent le bal

La mise en place de cette haute institution judiciaire intervient dans un contexte particulier marqué par la tenue de nombreux scrutins, à savoir les législatives et les municipales, les sénatoriales, les régionales et la présidentielle. Sénateurs, députés, maires élus en 2013 vont devoir renouveler leurs mandats respectifs. Mais en plus, les conseillers régionaux entreront aussi en place avec les régionales qui sont une première au Cameroun.

Le bal sera donc ouvert par les sénatoriales le 25 mars prochain. Le corps électoral de ce scrutin a déjà été convoqué. S’agissant de la présidentielle du 9 octobre, plusieurs candidatures ont déjà été déclarées, mais pas celle du président Paul Biya. Le chef de l’État dont les rumeurs sur sa mort circulent actuellement sur la toile ne s’est pas encore prononcé, mais aucun doute ne plane sur sa candidature, sauf surprise.

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Mballa
Destin Mballa, journaliste camerounais.

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