Centrafrique : La crise à la relance

Zeid Ra’a Al Hussein

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Bangui, la capitale de la Centrafrique est le théâtre depuis mi-juin d’incidents majeurs. Ils opposent les groupes armés. Et, les tensions sont en hausse avec le spectre d’une guerre larvée qui se précise.

Selon l’Organisation des Nations Unies (ONU), lesdits groupes armés continuent d’exercer leur contrôle en prenant les civils pour proie.

Au demeurant, il est urgent de les désarmer. Cette idée, actée, est largement soutenue par le Haut Commissaire de l’ONU aux Droits de l’Homme, Zeid Ra’a Al Hussein.

2016 avait débuté sous de bons auspices, avec les élections réussies de février 2016 en Centrafrique, a-t-il déclaré. Pour lui, les événements récents qui se sont déroulés à Bangui, et dans plusieurs endroits, font craindre une nouvelle escalade de violence.

Le responsable de l’ONU fait donc observer que les mois à venir s’annoncent donc sombres en Centrafrique.

La France avait déjà réduit les effectifs de l’opération Sangaris quelques mois avant l’élection en février 2016 du nouveau président. Quatre mois plus tard, elle a mis fin à cette opération. Déclenchée en 2013, Sangaris avait pour objectif de stopper les massacres inter-communautaires. Ces massacres opposaient les ex-rebelles Séléka à majorité musulmane et les milices chrétiennes.

Sur le terrain, les 12 000 soldats de la Minusca déployés en Centrafrique opèrent seuls. Ils attendent la refondation d’une armée centrafricaine.

Mais, les nouveaux affrontements de Bangui laissent l’opinion internationale perplexe et dubitative.

C’est pourquoi, Zeid Ra’a Al Hussein implore pour la reconstruction du système judiciaire centrafricain. Il faut également rétablir la confiance dans les institutions étatiques Comme ça les citoyens ne pourront plus se faire justice eux-mêmes.

Les autorités de la Centrafrique sont interpellées et appelées à accélérer les mesures prises récemment. Parmi lesquelles, l’établissement de la Cour Pénale Spéciale et l’adoption de la nouvelle constitution. Les forces de sécurité doivent aussi stopper les arrestations et les détentions arbitraires.

Rappelons que la Centrafrique est actuellement dirigée par Faustin-Archange Touadéra, élu président en février 2016.

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About the Author

Lazard Obiang
Lazard possède 10 ans d'expérience dans le journalisme en ligne. Il s'occupe pour AfricTelegraph de l'actualité politique et économique au Cameroun, au Gabon et au Congo. Il travaille avec différentes presse en ligne au Gabon notemmant lenouveaugabon.com.

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