Fondation Maliba : refaire l’unité du Mali par l’entraide

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Lancée en 2012 par l’homme d’affaires Aliou Boubacar Diallo, la Fondation Maliba se veut un pont entre les communautés maliennes. A contre-courant des discours politiciens qui ne sont pas suivis d’effets, la Fondation cherche à recréer du lien par des actions concrètes, y compris dans les zones contrôlées par les rebelles et les djihadistes.

Les troubles civils qui minent le Mali depuis des années ont profondément divisé le pays. Le gouvernement central ne contrôle plus de vastes régions du nord et du centre du territoire. Les populations sont livrées à elles-mêmes, quand elles ne vivent pas sous le joug d’islamistes radicaux.

Face à l’incapacité du gouvernement à proposer des solutions viables et crédibles pour assurer l’intégrité territoriale et offrir des perspectives de développement aux habitants des régions du nord et du centre, la Fondation Maliba s’engage concrètement pour démontrer la solidarité du peuple malien à l’égard des plus défavorisés.

A l’origine de la création de la Fondation Maliba (ce qui veut dire grand Mali en bambara), se trouve la volonté d’Aliou Boubacar Diallo de ne pas rester passif face aux exactions commises par les troupes affiliées à Al-Qaida. Et d’apporter son soutien aux premières victimes de ces barbaries : les populations des zones occupées.

En 2012, en réponse à la profanation des mosquées de la ville sainte de Tombouctou (inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO et que les djihadistes voulaient détruire), la Fondation Maliba envoie le premier convoi humanitaire à destination de Tombouctou. Une cargaison symbolique de 333 sacs de riz, ce qui correspond au 333 Saints de la ville, qui démontre par les faits que le lien n’est pas rompu avec Bamako.

Ce « cordon ombilical », comme aime à le décrire Aliou Boubacar Diallo, sera maintenu pendant toute la période de domination djihadiste. La Fondation Maliba demeurant la seule ONG malienne capable de se rendre dans les zones de conflit et de symboliser l’unité du pays malgré un gouvernement défaillant.

Une volonté de panser les plaies de la guerre qui s’est matérialisée dès le début des affrontements civils, et en particulier suite au massacre d’Aguelhok, où plus de 150 soldats de l’armée malienne ont été tués par des éléments djihadistes.

Choqué par les conditions sanitaires du camp, l’absence de moyens mis en œuvre pour les blessés et les familles des victimes, Aliou Boubacar Diallo et la Fondation ont reversé plusieurs centaines de millions de Francs CFA et fait des dons de médicaments pour différents hôpitaux et centres de santé du sud, où avaient été rapatriés des militaires blessés.

Depuis la fin du conflit au Mali, les missions de la Fondation se tournent de plus en plus vers le développement économique, à travers les financements de projets, l’appui à la formation des jeunes, ou encore l’accompagnement des conseils régionaux. Un développement économique qu’Aliou Boubacar Diallo lie intimement aux problèmes de gouvernance : une meilleure gouvernance permettrait, selon lui, d’accélérer le développement économique du pays et d’en faire un leader régional.

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Plus récemment, du 3 au 5 décembre 2017, la Fondation Maliba a participé au Forum économique régional pour le développement de Kayes. L’évènement était parrainé par Aliou Boubacar Diallo et a nécessité un investissement de 21 millions de FCFA, de la part de la Fondation. L’homme d’affaires souhaite organiser régulièrement ce genre de rencontres, qui permettent une émulation et l’émergence de projets porteurs entre les régions.

 

 

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Prosper
Prosper possède 15 ans d'expérience dans le journalisme. Il a précedemment travaillé pour le journal le Républicain et Le Scorpion Akéklé à Lomé. Devant la montée en force de la presse en ligne et la chute des presses traditionnelles, il décide de monter le site d'information en ligne AfricTelegraph en 2015 et s'installe au Gabon.

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