Gabon : Démissionner ou être limogés !

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En tout cas, ça sera soit l’un soit l’autre. Voilà le dilemme cornélien qui s’impose pour l’heure dans le chef des ministres qui ont en charge les portefeuilles des Forêts ou celui de l’Economie.

Leurs administrations ont révélé des nombreuses failles et dysfonctionnements dans l’affaire des containers bourrés de Kevazingo disparus au port d’owendo, une essence précieuse interdite à l’exploitation. A défaut, il ne restera  qu’aux plus hautes autorités de l’Etat de prendre leurs responsabilités d’autant plus qu’au Gabon, la corruption (active ou passive) n’a pas de place.

Mûr ou pas, devant l’ouragan de l’histoire, le fruit finit toujours par tomber. Depuis que le scandale né des containers remplis de Kevazingo disparus au port d’Owendo défraie la chronique, un débat s’est invité au sein de l’opinion nationale.

C’est le débat portant sur l’opportunité ou non pour les 2 ministres dont les administrations sont engagées dans la gestion quotidienne des secteurs (Forêts et Economie) de démissionner ou d’être limogés.

Et, par extrapolation, on semble aussi y mêler le ministre des Transports implicitement, considérant que ses services auraient fermé les yeux lors du convoyage des produits de leurs sites de coupe jusqu’à leur acheminement au port d’Owendo.

Bien entendu, sous réserve et tout en faisant prévaloir la présomption d’innocence, l’opinion semble apprécier les premières mesures de suspension qui se sont abattues sur les hauts cadres des administrations concernées.

En revanche, les interrogations persistent sur le sort à réserver aux ministres en charge de ces secteurs quand l’on sait que la porte-parole du gouvernement, Nanette Longa-Makinda, avait été si claire dans ses propos lors de sa conférence de presse.

« Les membres du gouvernement qui seraient impliqués dans cette affaire sont invités à en tirer toutes les conséquences », a martelé, très incisive, la porte-parole du gouvernement.

Face à cette préoccupation qui s’est emparée de toute la cité, toutes couches sociales confondues, le temps est compté. En conséquence d’un tel louvoiement, l’on s’achemine vraisemblablement plutôt vers l’option d’un limogeage.

C’est ce qui semble fuiter dans les colonnes de Jeune Afrique dans son numéro à paraître cette semaine.

Le confrère y évoque la possibilité quasi certaine d’un remaniement du gouvernement du Premier ministre Julien Nkoghe Bekale en place depuis le 12 janvier dernier.

Le principal objectif viserait à réduire le nombre de ministres (qui s’élève aujourd’hui à 36), remercier plusieurs poids lourds et surtout limoger certains ministres secoués et trempés activement ou passivement dans la récente affaire de la disparition de 353 containers de kevazingo sur le Port d’Owendo.

D’après des indiscrétions de plus en plus persistantes, les ministres des Forêts et son collègue de l’Economie seraient les principales cibles.

Ce qui l’est moins de Justinn Ndoundangoye, le ministre des Transports, qui selon des sources proches du palais échapperait par les mailles du filet à ce qui parait à tout le moins comme une opération de nettoyage des écuries d’Augias.

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Clara Ngoussi, journaliste d'investigation gabonais

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