Gabon : Le week-end sous deux feux croisés

Jean Ping fatiguéJean Ping fatigué

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En vrai, ce n’est qu’un seul feu qui a retenti et raisonné fort dans le cœur des Gabonais, celui du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) face à un contre-feu assimilable à un pétard mouillé d’un général sans troupes en proie à un délire paranoïaque qui ne dit pas son nom.

Au Gabon, le week-end du 3 novembre a été marqué par deux feux croisés. Un feu, celui du parti démocratique gabonais (PDG) qui a tiré vingt et un coup de canons pour célébrer sa fulgurante victoire aux législatives et locales d’octobre dernier et un contre-feu, digne d’un pétard mouillé, celui de l’opposant Jean Ping qui a fait une énième sortie de piste aphone comme pour s’enfermer davantage dans une tour d’ivoire hermétiquement fermée d’où, à ce qui semble, il ne pourra se sortir à jamais.

Tout feu, tout follet, le Parti démocratique gabonais, par la voix de son secrétaire général Eric Dodo Bounguendza, a organisé une cérémonie de congratulations vis-à-vis des élus nationaux et locaux qui ont valablement défendu les couleurs du parti avec brio. Une véritable opération punitive parfaitement réussie contre les flemmards opposants !

« Vous avez remporté une victoire personnelle et collective pour le parti. Par ces résultats, vous avez justifié la confiance placée en vous par le Distingué camarade », a-t-il déclaré.

Aussi leur a-t-il dressé les lauriers que mérite une expédition glorieuse d’une telle envergure.

Conscient que cela n’aurait pas été possible sans l’implication des militants de base, le secrétaire général du PDG a dévoilé une opération « retour de l’ascenseur » qui sera marquée dès la semaine prochaine par des actions visant à remercier les électeurs à travers tout le pays.

Un homme, un objectif et une mission, « Des moyens conséquents seront mis à votre disposition dès le prochain week-end à cet effet », a annoncé Eric Dodo Bounguendza.

Dans sa communication à tout le moins fortement moralisatrice, le secrétaire général du PDG a toutefois fait un bémol.

« Pas de triomphalisme béat, pas de frénésie débordante, le sens de la mesure en toute chose », a-t-il sagement et stratégiquement recommandé.

Une manière pour le SG de rappeler aux uns et aux autres de ne pas perdre de vue la principale mission pour laquelle ils ont été élus, à savoir : « accompagner la vision du chef de l’Etat par l’accélération de la transformation du pays au profit des Gabonais».

Se mettant dans la perspective, le secrétaire général du PDG, qui voit plus loin que son nez, entend maintenir le parti en veille au travers notamment des rencontres interactives qu’il va initier dans les prochaines semaines.

Le but de la manœuvre ne sera rien d’autre que d’évaluer sous forme des séances d’études ce qui a marché et ce qui ne l’a pas été avec en appui des caravanes d’explications qui seront menées avec entre autres l’implication du directeur de cabinet du Distingué camarade, Brice Laccruche Alihanga.

Comme pour prévenir contre une forme de griserie qui peut s’emparer des élus nationaux et locaux, Eric Dodo Bounguendza n’y est pas allé par le dos de la cuillère.

Pour lui, « Notre parti doit avoir de la discipline ». Et sur cette question, le SG reste convaincu que la discipline collective du parti est tributaire de l’autodiscipline personnelle.

« Être élu ne pourrait en aucun cas constituer un passe-droit qui fait de vous des militants à part au-dessus des règles du parti », a-t-il prévenu. A chacun donc de savoir à quoi s’en tenir. Presqu’une Epée de Damoclès qui ne dit pas son nom!

Un percutant message du SG du PDG bien relayé qui a retenti fort dans les oreilles des Gabonais à l’opposé des élucubrations aphones proches du crétinisme sénile d’un général Ping, sans troupes.

En quelle qualité appelle-t-il aujourd’hui au rassemblement d’une opposition qu’il a abandonnée en plein champ de bataille alors que Guy Nzouba Ndama (LD), Alexandre Barro Chambrier (RHM) ou Zacharie Myboto et Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi ou Jean-Marie Ngondjout (UN) passaient sous les fourches caudines du PDG?

N’a-t-il toujours pas réalisé qu’il est devenu à ce jour une âme en déperdition vidée de sa substance à l’image de Titanic vidé de ses passagers avant son naufrage dans les oubliettes ?

Ne relève-t-il pas du délire paranoïaque d’appeler les Gabonais qui ont de façon tranchante et sans ambiguïté exprimé leur adhésion à la vision du chef de l’Etat en envoyant une majorité dominante à l’Assemblée nationale à le rejoindre lui qui, en l’absence d’un discours ou une offre politique digne d’alternance, ne souhaite et ne surfe que sur la disparition physique d’un adversaire politique ?

Du jamais vu dans les mœurs politiques des temps modernes ! En voilà une muflerie de trop qui démontre, si besoin en était encore, que l’opposant Jean Ping est un contre modèle, une contrefaçon d’acteurs politiques capables de cristalliser les espoirs de tout un peuple. Fin de match !

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About the Author

Lazard Obiang
Lazard possède 10 ans d'expérience dans le journalisme en ligne. Il s'occupe pour AfricTelegraph de l'actualité politique et économique au Cameroun, au Gabon et au Congo. Il travaille avec différentes presse en ligne au Gabon notemmant lenouveaugabon.com.

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