Gabon : L’extrême esprit de l’opposition radicale vaut son extrême faiblesse.

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Le débat du collectif de dix opposants dans sa formule « Appel à agir » semble être repris par une minorité qu’on pourrait l’imaginer basé sur le bon sens politique et moral.

Dans ce Landerneau, cet extrême esprit vaut son extrême faiblesse. Beaucoup ne lui trouvent un sens: c’est une idée galvaudée qui sert de paravent à ceux qui ont été battus aux législatives d’Octobre dernier.

C’est à ce jeu prisé que l’on parle de débat: il n’est ni républicain, ni démocratique et ne peut être identifié à une formule parce qu’il quitte le terrain de la morale républicaine pour gagner celui de la ruse politicienne.

La ruse n’a jamais eu bonne presse. Depuis les accords de Paris jusqu’à Angondjé, on a cessé de vanter les bienfaits du dialogue pour retrouver la pensée équilibrée et enterrer des comportements jugés excessifs.

Depuis octobre 2018, les apôtres ne sont plus au nombre de douze! Celui-ci affirme dans sa tour d’ivoire les canailles à venir. Celui-là défend mordicus la constitution au point que les universitaires se perdent en conjecture sur l’appellation de vacance du pouvoir devenue l’un des lieux communs des flèches de l’opposition radicale.

Le gouvernement ne peut que dénoncer l’existence d’un noyau déguisé, presqu’enragé, dont les écrits complotistes ont mis leur ardeur à la sagacité. Eux qui croient faire l’éloge de la normalité, ils sont dans le clivage politicien.

Puisque les ingrédients qui composent le slogan sont d’abord utilisés pour discréditer les institutions politiques. Ensuite, les propos tenus sont démagogiques et absurdes.

Enfin, ils veulent fragiliser la population en vue de l’entraîner à une révolte.

C’est pourquoi, le Parti Démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) qui a chaleureusement accueilli son chef, veut que les besoins du peuple se formulent en propositions que leurs députés reçoivent lors de leur tournée de compte rendu aux électeurs. Mais ces griefs intempestifs déplacent le centre de gravité politique à cause du manque d’approche prudente de la question soulevée. Ils ne font même pas un chapitre d’un cours à sciences Po.

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