Le Gabon a du mal avec l’argent de la Banque Mondiale

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« On ne dépense pas l’argent des autres comme on dépense le sien », avait déclaré Daniel Ona Ondo. Alors Premier Ministre du Gabon, il évoquait déjà la nécessité de se conformer aux formalités de décaissement de la Banque Mondiale pour le financement de projets de développement.

Quatre années plus tard, rien n’a changé. Malgré les gros efforts de la Banque Mondiale, qui a plus que triplé les fonds mis à disposition du Gabon, rien ne bouge. Le taux de décaissement à encore chuté. La capacité des gestionnaires de projet FINEX à faire avancer leur projet est préoccupante.

C’est l’une des conclusions de la revue conjointe de projet qu’il y a eu entre la Banque Mondiale et le Gabon.

De l’argent frais qui dort !

L’argent est pourtant disponible. La Banque Mondiale a mis à disposition plus de 486 millions de dollars (300 milliards de francs) au Gabon. Cette enveloppe doit permettre de financer les infrastructures de développement locaux (PDIL2), l’électrification villageoise, la mise en place de statistiques, la fibre optique, E-Gabon ou encore la promotion des investissements.

Alice Ouédraogo, la représentante résidente de la Banque Mondiale était totalement déçue. Et elle n’a pas mangé ses mots. Autant de projets prioritaires du gouvernement, mais dont l’exécution n’avance pas. A ce jour, le taux de décaissement est passé de 21% à 4%!

La Banque met à disposition les fonds au gouvernement gabonais, qui doit ensuite exécuter les projets. Tout en respectant les consignes de décaissement.

« Des Chefs de projets intéressés par les voyages et perdiems »

Selon certaines confidences de membres proches de la CN-TIPPEE, l’organe en charge de la gestion fiduciaire, les Chefs de projets désignés par les ministères de tutelles sont plus intéressés par les perdiems et formations à l’étranger, que par l’atteinte des objectifs du projet.

Le ministre en charge de l’économie et le Premier ministre devrait refaire une revue de l’ensemble des projets pour comprendre ce qui s’y trame.

Manque d’intérêt des autorités bloquées par les procédures de la Banque Mondiale

La bonne gouvernance est prônée par la Banque Mondiale. Elle contrôle régulièrement l’utilisation des fonds par des audits trimestriels indépendants.

Ainsi l’attribution des marchés ne peut se faire qu’en suivant des procédures d’appel d’offre rigoureuses. Ce qui souvent ne manque pas de gêner certains dans leur objectif d’enrichissement. On comprend donc le manque d’intérêt des autorités à faire avancer des projets pour lesquels l’argent facile ne coule pas à flot!

LIRE AUSSI : Gabon : Les priorités de Julien Nkoghe Bekale

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