Sénégal : Les étudiants et élèves libéraux fusillent Macky Sall

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La tension est montée au Sénégal. Rien ne va plus entre l’opposition et le président Macky Sall. Les opposants multiplient des déclarations contre le Chef de l’Etat.

« Depuis quelques jours, les thuriféraires de Macky Sall envahissent les plateaux de télévision et les médias pour divertir les Sénégalais », dénoncent les étudiants et élèves libéraux. « Ils tentent de les embarquer dans un débat malsain et fatal pour l’équilibre social de notre pays », poursuivent-ils.

Pour la première fois de l’histoire politique du Sénégal, « on entend des ministres de la République se prononcer publiquement contre la candidature d’un adversaire politique ayant obtenu le plébiscite de son parti. La volonté du régime de se cramponner au pouvoir en se débarrassant de son principal challenger Karim Wade vient d’atteindre des proportions scandaleuses et inquiétantes »,  évoquent le mouvement des étudiants et élèves libéraux du Sénégal.

Le ridicule ne tue pas mais il abîme !  Selon eux, le « sulfureux » ministre de l’intérieur, Aly Ngouille Ndiaye et son administration aux ordres « nous vendent le rejet de l’inscription de Karim Wade (KW) » sur les listes électorales. « Non ! c’est du pur mensonge et une énième machination contre le candidat KW ». En effet, la demande d’inscription de KW sur les listes électorales a été acceptée et un récépissé en date du 16 avril 2018 lui a été délivrée par le président de la commission administrative du Koweït.

« Le maître de l’apostasie et ministre de la justice Madior Fall a déclaré dans une émission que la candidature de Karim Wade était irrecevable. Cette déclaration contredit celle de l’ex-ministre de justice Sidiki Kaba qui expliquait devant un parterre de journalistes au soir de la condamnation de Karim Wade par la CREI que le sieur Wade conservait tous ses droits civiques et politiques.  Ce mensonge d’Etat est inacceptable dans un état de droit et prouve, à suffisance l’ingérence de l’exécutif dans le fonctionnement de la justice et prépare l’opinion à une forfaiture certaine de juges aux ordres », disent-ils.

Pour les étudiants libéraux, « cette machination parrainée par Macky Sall a pour seul but d’écarter un citoyen Sénégalais jouissant de tous ses droits politiques de la course à la présidentielle de 2019. C’est une déclaration de guerre qui risque de plonger le Sénégal dans un chaos politique et une crise électorale sans précédent dans l’histoire de notre démocratie. Elle nous rappelle à bien des égards l’histoire de la Côte d’Ivoire où une bande de comploteurs et de colporteurs ont propagé fatalement le concept d’ivoirité dont le seul objectif était d’écarter la sérieuse candidature d’Alassane Ouattara. Cette ignominie a précipité ce beau pays ami dans une crise inouïe et dans un chaos indescriptible ayant entraînés des milliers de morts. Les faits portent à croire que le régime de Macky Sall se dirige inexorablement vers cette direction dramatique ».

« Pendant que les tenants du pouvoir continuent leurs efforts de crétinisation des masses et à amuser la galerie avec des déclarations fantaisistes, la population continue de souffrir du manque d’intérêt porté à leur quotidien et de la mauvaise gouvernance. Le manque d’eau à Dakar au 21ème siècle est une absurdité, une incongruité et une honte nationale et dénote de l’insouciance et du manque d’empathie du pouvoir vis-à-vis des souffrances des Sénégalais », font-ils rappeler.

C’est pourquoi le MEEL appelle un sursaut collectif des Sénégalais, à l’engagement et au patriotisme de la jeunesse pour dégager ce « régime moribond et destructeur ». « En ce qui nous concerne, nous continuons de préparer sereinement et avec dévouement le retour de notre candidat en prélude de la présidentielle ». A ce propos, le MEEL met en garde toute personne ou groupe de personnes qui tenterait d’exclure leur candidat KW de cette échéance.

« Nous rappelons que notre candidat jouit de tous ses droits civils, civiques et de famille et réunit toutes les conditions de l’article 28 de notre Constitution pour participer à la prochaine élection présidentielle », ont-ils évoqué.

Le MEEL tient à dire une fois pour toute que le PDS n’est pas dans la définition de plan hypothétique mais dans la mise en œuvre d’un élan victorieux pour son UNIQUE candidat qui se nomme Karim Wade. Il a un programme de campagne, un projet de société pour tirer le Sénégal vers le haut et l’extirper de ce qu’ils appellent gouffre dans lequel Macky Sall l’a plongé. Ainsi qu’une ingénierie de pointe pour réaliser ce projet avec un calendrier précis et détaillé, et les hommes et femmes pour exécuter cette vision.

« Nous disons à la caste du pouvoir que le seul plan B envisageable est le départ de Macky Sall avant février 2019 ».

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Mapote Gaye
Mapote Gaye journaliste Sénégalais Consultant. Formateur en communication, Marketing et Management

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