Viols d’enfants en Centrafrique : Non-lieu en faveur des soldats français

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Le parquet de Paris a fermé le dossier la semaine dernière sans aucune inculpation des accusés, la partie civile déçue va faire appel.

Trois ans après les accusations de viols d’enfants en Centrafrique impliquant les militaires français, l’enquête ouverte n’a toujours pas permis d’établir les responsabilités. La semaine dernière, le parquet de Paris a décidé d’un non-lieu en faveur des soldats français accusés de viols. Même s’il dit qu’il ne peut pas affirmer qu’il n’y a pas eu d’abus sexuels, le parquet de Paris explique qu’au cours des auditions des présumées victimes, on y retrouve des incohérences dans les versions données par elles.

Bien plus, le parquet dit avoir enregistré des variations de témoignages, ce qui par conséquent ne permet pas d’établir les faits circonstanciés et étayés à l’encontre des militaires français. Face à cette décision, la partie civile visiblement déçue va faire appel.

En effet, Emmanuel Daouda, avocat de l’association partie civile Ecpat, qui lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants a annoncé qu’il ferait appel de l’ordonnance  afin de ne pas donner l’impression que cette affaire n’est pas clause. Il est question pour lui de découvrir les auteurs et rendre justice. Le scandale d’abus sexuel sur mineur impliquant les soldats de l’opération Sangaris en Centrafrique éclate en avril 2015 suite aux révélations du quotidien britannique The Guardian.

Dans ses colonnes, le journal s’appuie sur une note interne des Nations Unies, faisant état de l’audition de six garçons de 9 à 13 ans accusant les militaires français de les avoir violés dans le camp M’Poko à proximité de Bangui. Mais bien avant ces révélations, le parquet de Paris avait déjà ouvert une enquête préliminaire qui par la suite a été confiée aux juges d’instruction mais était jusque là secrète.

Soulignons que le scandale d’abus et agressions sexuels n’implique pas seulement les militaires français car bien d’autres pays ont été accusés. D’ailleurs, la Minusca a expulsé de ses troupes plus de 200 casques bleus congolais soupçonnés d’abus sexuels.

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Destin Mballa
Destin Mballa, journaliste camerounais.

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