Gabon : Ali Bongo Ondimba en maître réformateur

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La vérité ? Il faut sortir le pays des archaïsmes au prix des ruptures nécessaires et en sa qualité de chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba assume l’entière responsabilité des réformes parfois impopulaires. Seul le peuple et l’histoire seront juges !

Le président de la République, chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, a livré son traditionnel message à la Nation à l’occasion de l’an 58 de la commémoration de la fête de l’Indépendance.

Il a appelé dès l’entame les Gabonais et les Gabonaises à l’amour de la patrie non sans en préciser les contours.

« Si le nationalisme est le rejet de l’autre au nom de la nation, le patriotisme est au contraire l’acceptation et l’implication de l’autre, quelles que soient ses origines, dans l’œuvre de construction de cette même nation ».

Avant d’inviter les Gabonais de bonne foi à le rejoindre dans son combat contre les archaïsmes, les réflexes corporatistes et  le conservatisme d’une minorité, le numéro un gabonais a dressé un diagnostic sans complaisance  sur presque tous les pans de la société.

Avec une énergie d’une rare intensité, le président de la République a tiré à boulets rouges contre presque tous les corps de métiers.

Aux fonctionnaires qui pourtant ont bénéficié d’une augmentation de près de 30 % de leur rémunération pour certains, le chef de l’Etat a posé des questions.

« Depuis, y a-t-il eu amélioration de la qualité du service au public alors que les agents de l’Etat ont été fortement augmentés ? ».

Aux médecins fonctionnaires, le président a demandé « Pourquoi font-ils grève ? Pour l’amélioration du service au sein de l’hôpital ? pour une meilleure prise en charge des patients ? Est-ce pour les Gabonais qu’ils bloquent le fonctionnement de l’hôpital ou pour leurs intérêts ? Est-ce pour les gabonais que certains médecins détournent le matériel et les médicaments pour les revendre au prix fort dans les cliniques privées? »

« Et pourtant on n’a jamais construit autant d’hôpitaux de dernière génération que depuis 2009 », s’est-il exaspéré.

Mêmes interrogations concernant les hommes de loi. « Observe-t-on une plus grande célérité dans le traitement des dossiers des justiciables depuis qu’eux aussi ont bénéficié d’une revalorisation salariale ? (…) Ceux qui se posent aujourd’hui en victime ou, mieux, en défenseurs du service public en sont en réalité les bourreaux. Ceux-là voudraient que rien ne change car, pensent-ils, il n’en va pas de leurs intérêts. Mais l’intérêt général, l’intérêt des Gabonaises et des Gabonais, s’en soucient-ils ? » a épinglé le chef de l’Etat en prenant l’opinion nationale à témoin.

Les acteurs du secteur éducatif n’ont pas échappé à la trappe et l’accusation du chef de l’Etat est sans concession.

« Au Gabon, l’Education, je n’ai pas peur de le dire, est sinistrée. Dans ce domaine, nous allons de Charybdes en Scylla ou, si vous préférez, de mal en pis(... ) Plutôt que de revendiquer régulièrement des augmentations de salaires, de lancer des mots d’ordre de grève, les enseignants, qui ne sont pas les oubliés de la République, devraient d’abord se soucier de l’avenir de nos enfants », s’est lamenté le numéro un gabonais.

Autant de constats amers sur lesquels s’appuie le numéro un gabonais pour justifier la poursuite des réformes initiées malgré les réticences d’une minorité attachée aux privilèges.

Outre l’équilibre des comptes publics, le chantier en matière de l’éducation reste l’une des grandes annonces du message du chef de l’Etat.

Aussi promet-t-il la tenue d’une task force chargée de faire des propositions fortes, concrètes et d’application immédiate, dès la rentrée prochaine.

Objectif : « Remettre le secteur de l’éducation à flot du primaire au supérieur, créer un lien entre système éducatif et monde de l’Entreprise et revaloriser les filières professionnels et techniques ».

Pour le chef de l’Etat, révolution des pratiques et révolution des mentalités constituent désormais les points de rupture nécessaires pour assurer un meilleur futur collectif.

Qu’on lui en veuille pour cela ? Le chef de l’Etat n’en a cure de professionnels de la critique systématique qui s’opposent pour ne rien proposer.

Quant à lui, en tant que président de la République, il laisse son sort au peuple et à l’histoire qui le jugeront.

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William Tambwe
William Tambwe, chroniqueur et éditorialiste pour Africtelegraph.

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