Gabon / Jean Ping : « Sanctionnez le PDG »

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Jean Ping a-t-il pris la mesure exacte de sa  tirade qui trahit pour le moins son manque de constance politique ? Lui qui est  passé sous le couvert du moribond Parti gabonais du progrès (PGP, opposition) de son défunt frère pour lancer son  message contradictoire ? En tout cas, les Gabonais ne se feront prier pour sanctionner son inconstance politique.

On se doute bien que c’est avec un sourire jaune que l’opposant Jean Ping se met subitement à rêver des élections en demandant aux Gabonais d’infliger un vote sanction en  allant massivement voter contre le Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir).

S’IL POUVAIT SAVOIR QU’EN SE METTANT SUR CETTE LIGNE, IL SE TIRAIT UNE BALLE AU PIED ! PRESQU’UN CAS DE PARJURE ET D’INCONSTANCE POLITIQUE QUI NE PARDONNE PAS !

Si par bon sens, l’on admet que le changement est le principal  moteur au cœur de tout progrès de l’homme, car seuls les imbéciles ne changent pas, il n’en demeure pas moins vrai qu’il y a des domaines notamment la politique où certains revirements se paient cash et peuvent du coup se révéler suicidaires pour leurs auteurs.

Un coup, on dit une chose et le temps d’une journée l’on se dédit. Presqu’à l’image de ce qui se passe d’un engagement dans la tradition normande. Après tout, Jean Ping qui ne démarque en rien des normands a lui aussi son dit et son dédit !

Accroché à ses lubies, l’opposant Jean Ping qui, sous prétexte de vouloir jouer au jusqu’au-boutisme pour réclamer  la victoire qu’on lui aurait volée à la présidentielle d’août 2016, avait appelé au boycott des élections législatives et locales 2018.

Au Gabon comme ailleurs, compris chez ses ex soutiens de la mission des observateurs de l’UE, le message n’avait pas manqué de faire tache d’huile.

Comme depuis, son appel au boycott n’a pas pu prospérer suite aux défections à la pelle de têtes d’affiche parmi ses soutiens qui ont fini par se désolidariser de lui, dont Alexandre Barro Chambrier, Zacharie Myboto, Guy Nzouba Ndama, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi et les autres, le voilà qui a récemment basculé comme par enchantement dans un revirement à 180 degré pour prêcher autre chose.

Via son parti le PGP, il appelle les Gabonais à aller voter massivement pour sanctionner le Parti démocratique gabonais PDG, source d’après son auteur de la mal gouvernance qui plombe le pays.

Mais de qui Jean Ping et ses amis se moquent-t-ils ? Se moquent-t-ils de Jean Ping ou des Gabonais ?

Franchement, la bourde dépasse tout entendement de la part de celui qui a eu à solliciter les suffrages des Gabonais pour présider aux destinées du pays.

Du coup, que cacherait cette volte-face de l’opposant Jean Ping, peut-on s’interroger à juste titre. Sans aucune ambigüité, elle révèle au grand jour que celui qui s’est proposé aux Gabonais pour être leur président n’est rien d’autre qu’une girouette sans consistance ni convictions. Sait-t-on quoi ? Il aurait amené le pays à mourir du paradoxe de l’âne de Buridan.

Toujours indécis en train de tergiverser, ne sachant choisir entre une botte d’avoine et un sceau d’eau. Du coup, le pays se serait retrouvé sans une direction claire à emprunter avec pour seul projet ou programme de société « ôte-toi de là que je m’y mette ».

La conséquence n’aurait été autre chose que de livrer le Gabon aux premiers charognards qui n’attendaient que ça ! Alors, y’a-t-il véritablement quelqu’un à sanctionner dans le contexte de ces législatives 2018 ?

Bien entendu ! ça ne peut être que l’opposant Jean Ping dont l’inconstance politique n’a d’égale que l’ampleur de sa sénilité.

Et comment ? En infligeant un vote-sanction contre le Rassemblement Héritage et Modernité, l’Union nationale, Les Démocrates, ce qu’il en reste des reliques du PGP et d’autres affidés qui forment la galaxie pro Ping.

Jean Ping gagnerait, s’il est vrai que les leçons de l’histoire lui servent encore à quelque chose, pour savoir comment et pourquoi à cause de leur instabilité politique adossée à la valse mots d’ordre de boycott alternant avec le non boycott, des ex bêtes politiques à l’instar de Paul Mba Abessolo se sont vu précipiter à petit feu vers la descente aux enfers.

Et comme le peuple est tout, sauf dupe, il fera le boulot le 6 pour l’achever le 27 octobre prochain avec le triomphe cash du PDG qui leur propose des réalisations visibles dont il faudrait accélérer la cadence et non de l’enfumage.

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William Tambwe
William Tambwe, chroniqueur et éditorialiste pour Africtelegraph.

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