Vallée du fleuve Sénégal : Engagement des jeunes agriculteurs

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La question de la préparation de la relève agricole constitue désormais une priorité pour les jeunes agriculteurs de la vallée.

Conscients des défis et des potentiels énormes, les jeunes agriculteurs de la vallée souhaitent renforcer leur présence afin qu’ils puissent défendre leurs intérêts de façon participative et inclusive. Ass Niang est un jeune agriculteur ; il est le gestionnaire des périmètres autogérés du Sénégal. Basé à Richard Toll, il invite la jeunesse à rester dans leur pays pour travailler. « Au niveau de la vallée, particulièrement au niveau de la zone rurale, de nombreux jeunes travaillent pour cultiver. Les opportunités sont nombreuses au niveau de la terre. Certains cultivent des hectares et on s’en sort vraiment bien » a déclaré le jeune agriculteur Ass Niang. Il compte s’investir davantage au niveau de ses terres pour aider les adultes. A l’en croire, c’est une façon pour la jeunesse de préparer la relève. La mission n’est pas facile, mais à force de s’exercer, les choses finiront par marcher.

Des difficultés dans les zones rurales

Il explique : « il est difficile de travailler dans les zones rurales parce que le financement manque. Les jeunes ont des difficultés pour bénéficier du financement afin de s’investir dans la production agricole ; les jeunes peinent à trouver des terres et ils ne sont pas formés aussi dans le secteur agricole ».

Sans l’agriculture, un pays ne peut se développer

En conséquence, il invite l’Etat Sénégalais, les partenaires et organisations paysannes à agir. Pour ce jeune agriculteur, il est né dans cette zone, facilement il connaît la réalité du terrain. Quand bien même, il s’en désole de la commercialisation. De son côté, Maty Ndiaye une autre agricultrice dit : « l’agriculture doit appartenir à la jeunesse ». Parce que, dit-elle, les jeunes détiennent plus de force  que les adultes. Elle a laissé entendre que partout à travers le monde, l’agriculture y joue un rôle primordial. « Un pays ne peut pas se développer sans l’agriculture » ajoute t-elle dans ses propos. Elle exhorte ses camarades à s’investir davantage dans le secteur agricole. «  Ce n’est pas un complexe d’évoluer dans le secteur agricole avec ses diplômes » poursuit-elle.

Attirance de l’agriculture en Afrique

En Afrique, l’agriculture emploie au moins 65°/° de la population du continent et présente un fort potentiel de créations d’emplois. Cependant, cette agriculture pour attirer et maintenir les jeunes doit être accompagnée par des politiques publiques qui favorisent l’accès aux crédits à des taux adaptés, la protection des marchés, le renforcement des capacités des jeunes aussi bien dans la production que dans la transformation des produits agricoles. Comme tout métier, l’agriculture a besoin de formation et d’actualisation des connaissances et des pratiques. Evidemment, l’agriculture est en tout cas un des éléments clés de la réponse, même si de nombreux jeunes « se débrouillent » en pratiquant plusieurs « métiers », selon leurs opportunités : ils sont à la fois paysans, migrants saisonniers etc… Pour que l’agriculture puisse absorber une part plus importante des jeunes en recherche d’emploi, de nombreux défis doivent être relevés. Il urge à améliorer l’attractivité des métiers agricoles et ruraux, en mettant en place de véritables politiques foncières.

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Mapote
Mapote Gaye journaliste Sénégalais Consultant. Formateur en communication, Marketing et Management

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