Amadou Moustapha GAYE: » Personne n’a le droit de brûler le Sénégal »

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Préoccupés par la situation politique, les « Lanceurs d’Alertes du Sénégal » ont tiré la sonnette d’alerte sur les menaces réelles de brûler le pays.

Selon Amadou Moustapha Gaye, président des « Lanceurs d’Alertes du Sénégal », l’opinion nationale doit être avertie que le Sénégal un pays de longue tradition démocratique. Personne n’a le droit de brûler ce pays qui est un exemple de stabilité en Afrique, a-t-il indiqué.

En cette période des élections, Moustapha Gaye est inquiet du risque de voir le Sénégal être entraîné dans une direction inquiétante qui requiert la vigilance de la communauté internationale.

Et pour cause: Les hommes politiques de tous bords débitent des langages qui sont tout simplement des appels à la violence qui peuvent aboutir, si on n’y prend garde, à une confrontation dont les conséquences peuvent remettre en cause la cohésion nationale du Sénégal.

Raison pour laquelle les « Lanceurs d’Alertes du Sénégal » rappellent aux acteurs politiques et à leurs partisans de ne pas s’aventurer à poser des actes qui peuvent aller dans le sens de créer des troubles, ou d’installer l’instabilité.

Aujourd’hui il est impératif de rappeler aux politiques que quels que puissent être les motifs pour lesquels ils se battent, rien ne les autorise à chercher d’embraser ou brûler le pays.

« Les Lanceurs d’Alertes du Sénégal » lancent un appel urgent et pressant au peuple sénégalais, aux chef religieux et coutumiers, à la société civile, aux médiateurs et modérateurs sociaux, aux porteurs de voix, et aux familles d’œuvrer à la préservation de la paix.

Par ailleurs, ils demandent à la jeunesse de ne jamais se laisser entraîner dans la violence ou de poser des actes qui pourraient aboutir à des lendemains troubles qui assombriraient ou hypothéqueraient l’avenir du Sénégal.

Et d’ajouter: Que ceux qui ont encore de l’autorité ou de la crédibilité dans notre pays s’impliquent sans réserve pour que le pouvoir et l’opposition rétablissent le dialogue dans le sens de trouver des points de convergence pour faire retomber la tension, et de ne privilégier désormais que l’intérêt exclusif du Sénégal.

Le président des « Lanceurs d’Alertes du Sénégal » estime que la réalité géopolitique aujourd’hui impose au Sénégal, qui est un îlot de paix dans un cercle de feu, d’être très vigilant et de prendre en compte les convoitises dont le pays est l’objet.

Le peuple sénégalais devra dans le cadre de l’élection présidentielle faire librement son choix, et voter pour le candidat qui réponde le mieux à ses aspirations, qui saura veiller au développement économique et social, au renforcement de la démocratie, et surtout à la préservation des ressources minières, (surtout pétrolières et gazières) que Dieu Le Tout Puissant vient de doter le pays.

C’est le moment ou jamais de prendre conscience de la nécessité urgente pour les acteurs de la vie politique de n’avoir en ligne de mire que l’intérêt exclusif du Sénégal, et pour y arriver, le dialogue doit être rétabli.

Toute la classe politique, et tous les acteurs de la société civile devront se mettre autour de la table pour discuter de tous les contentieux qui sont à l’origine de tensions récurrentes, et dont les répercussions et les conséquences peuvent être grosses de danger pour notre pays.

Et qu’à l’issue des élections présidentielles, quel que soit celui qui sera élu, des réformes profondes, significatives et impérieuses devront être engagées pour corriger tous les points de contestations liés au code ou au processus électoral.

Tout en appelant à la responsabilité de tous et de chacun, et de dire tout simplement que : « Personne n’a le droit de brûler le Sénégal », il a enumeré quelques exemples, à savoir:  la concertation et le consensus sur le fichier électoral, l’accès libre des organisations politiques au fichier électoral, l’accès libre et équitable aux médias publics, la sécurisation de la carte d’électeur, l’option du bulletin unique,…

Il y a aussi le statut du chef de l’opposition conformément à l’article 58 de la constitution qui stipule que : « La Constitution garantit à l’opposition un statut »,une réforme totale pour une indépendance de la justice ( ce qui ne voudra pas dire une république des juges ), la  révision de la loi sur le parrainage , une autorité indépendante pour organiser et superviser toutes les élections , la réforme du conseil constitutionnel , la nomination de juges indépendants et de membres de la société civile sans étiquette politique qui seront chargés de proclamer les résultats , la séparation des votes des militaires et des civils , le financement des partis politiques, et de permettre à tout sénégalais qui dispose de sa carte d’électeur le droit de voter .

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Actualité africaine

About the Author

Lazard Obiang
Lazard possède 10 ans d'expérience dans le journalisme en ligne. Il s'occupe pour AfricTelegraph de l'actualité politique et économique au Cameroun, au Gabon et au Congo. Il travaille avec différentes presse en ligne au Gabon notemmant lenouveaugabon.com.

3 Comments on "Amadou Moustapha GAYE: » Personne n’a le droit de brûler le Sénégal »"

  1. La photo qui accompagne l’article n’est pas celle de Monsieur Amadou Moustapha GAYE .
    Veuillez rectifier SVP.

  2. Les Lanceurs d’Alertes porte à votre l’attention que la photo qui illustre l’article » Personne n’a le droit de brûler le Sénégal » n’est pas celle de Monsieur Amadou Moustapha Gaye .
    Veuillez rectifier SVP en enlevant la photo .
    MERCI .
    Les Lanceurs d’Alertes du Sénégal .

  3. Les Lanceurs d’Alertes porte à votre l’attention que la photo qui illustre l’article » Personne n’a le droit de brûler le Sénégal » n’est pas celle de Monsieur Amadou Moustapha Gaye.
    Veuillez rectifier SVP en enlevant la photo.
    MERCI.
    Les Lanceurs d’Alertes du Sénégal.

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