Burkina Faso : le Goethe-Institut en soutien à l’essor des jeux vidéo

Un jeune homme avec des écouteurs, jouant aux jeux vidéo.

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Le Goethe-Institut a lancé, le samedi 7 mai dernier,  au Burkina Faso, sa première caravane pour la promotion et la professionnalisation des jeux vidéo. Baptisée Goethe Games Station, elle doit se dérouler tous les premiers weekends du mois et sillonner les quartiers de la capitale Ouagadougou.

Une première édition sur sept mois

Le samedi 7 mai dernier, le Goethe-Institut a demarré, en partenariat avec son réseau africain créatif Enter Africa, sa première caravane pour la promotion et la professionnalisation des jeux vidéo. Baptisée Goethe Games Station, cette initiative se déroulera sur sept mois, avec des rendez-vous uniquement chaque premier week-end. Elle sillonnera les principaux quartiers de Ouagadougou, à savoir Ouaga 2000, Wem-Tenga, Tampouy, Karpala, Cissin, Gounghin et Somgandé.

Lors de ces rencontres, sur les sites populaires de la capitale burkinabé, les jeunes seront mis en contact avec la communauté nationale des jeux vidéo. Cela permettra de créer une plateforme d’échanges axée sur les connaissances et les compétences autour du gaming et de la réalité virtuelle (VR). Selon Evélia Gadegbeku, présidente de Enter Africa, ce ne sera pas qu’une activité ludique pour les profanes. Il s’agira aussi de montrer aux jeunes burkinabés les opportunités et les plans de carrière qu’offre de nos jours l’écosystème des jeux vidéo.

Ailleurs, la professionnalisation du secteur

En Occident (Europe et Etats Unis) et en Asie, cet hobby est devenu une véritable industrie. Il brasse des centaines de milliards de dollars. En 2021, par exemple, ce marché a engrangé plus de 300 milliards de dollars dans le monde, pour 2,7 milliards de joueurs. Bon nombre de ces derniers vivent aujourd’hui de cette activité, en particulier grâce aux sponsors, marques et annonceurs. En Afrique, la culture vidéoludique tâtonne encore hors un cercle de pays (largement anglophones). Ce sont : l’Afrique du Sud, le Ghana, le Nigeria, le Kenya et l’Ethiopie.

Moins de 600 milliards de dollars engrangés en 2021

En Afrique francophone, le marché demeure mineur. Selon une étude publiée en janvier 2022 par Games Industry Africa, il a généré moins de 600 millions de dollars l’année dernière. Mais son avenir semble prometteur puisque ce montant devrait tripler d’ici une poignée d’années. Ceci grâce à l’augmentation des investissements et du nombre de joueurs, particulièrement sur mobile. De plus, certains pays ont fait de gros efforts pour transformer le gaming en une véritable source de revenus pour l’économie. A l’image du Bénin, qui prévoit d’organiser bientôt une sorte de Coupe d’Afrique des jeux vidéo.

Sensibiliser sur les pratiques déviantes et dangereuses

Au Burkina Faso, le Goethe-Institut veut aussi contribuer à la création d’un écosystème lucratif. Mais pas que. L’institut culturel allemand veut en outre véhiculer l’héritage culturel de l’Afrique à travers le jeu vidéo. Cela passera, un peu plus tard, par le financement de projets pour la création de contenus typiquement africains. Par ailleurs, l’organisation souhaite sensibiliser les jeunes à une bonne utilisation du numérique, ainsi que sur les risques liés à l’addiction aux consoles. Cette hyper dépendance peut créer un isolement du joueur et le développement de comportements violents inspirés de certains jeux.